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Editorial

Choisir la vie, jusqu’au bout

 

Depuis quelques mois, un débat important traverse notre société : celui de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. L’Église ne peut rester silencieuse face à une question qui touche au cœur même de la dignité humaine.

 

Affirmer notre attachement à la vie, de son commencement jusqu’à sa fin naturelle, n’est pas une position idéologique. C’est un choix profondément humain, enraciné dans l’Évangile et dans une conviction simple : toute vie a une valeur, même fragile, même blessée, même dépendante.

 

La tentation peut être grande, face à la souffrance, de penser que la mort serait une solution. Pourtant, l’Église rappelle avec force que répondre à la souffrance ne signifie jamais supprimer celui qui souffre. La vraie réponse, c’est l’accompagnement, la présence, la compassion, le soin.

 

Les soins palliatifs en sont un témoignage lumineux. Ils montrent qu’il est possible de soulager les douleurs, d’apaiser les angoisses, de respecter la personne jusqu’au bout, sans jamais provoquer la mort. Ils affirment que la dignité ne se mesure pas à l’autonomie ou à la performance, mais à l’amour reçu et donné.

 

Dire non à l’euthanasie, ce n’est pas refuser la liberté. C’est refuser qu’une société propose la mort comme réponse à la vulnérabilité. C’est choisir d’être une communauté qui protège les plus fragiles, qui ne laisse personne seul, qui croit que chaque vie mérite d’être accompagnée, jamais éliminée.

 

Comme chrétiens, nous sommes appelés à ne pas rester silencieux. Avec respect, avec douceur, mais avec conviction, affirmons notre attachement à la dignité de toute vie humaine. Et engageons-nous, chacun à notre place, à être des artisans de présence, de soin et d’espérance.

 

« J’étais malade, et vous m’avez visité » (Mt 25,36)

 

Abbe Eric Schneider

Curé-Archiprêtre

« De l’étoile au chemin »

 

Chers paroissiens,

 

L’Évangile de l’Épiphanie nous met en route avec des hommes étonnants : des mages venus d’Orient, étrangers au peuple d’Israël, chercheurs de sens, attentifs aux signes du ciel. Ils n’ont ni la Loi de Moïse ni les prophètes, mais ils ont un cœur ouvert, capable de se laisser déplacer. Ils ont vu une étoile.
Et ils ont osé la suivre.

 

L’Épiphanie nous rappelle que Dieu se laisse trouver par ceux qui le cherchent, même de loin, même autrement. Les catéchumènes dans nos paroisses en sont bien le « signe » ! Le Christ, dès sa naissance, attire à lui des hommes venus d’ailleurs : la lumière de Dieu déborde toutes les frontières.

 

Face aux mages, deux attitudes se révèlent. Il y a Hérode, inquiet, bouleversé,  inquiet de perdre son pouvoir. Et il y a les mages, remplis de joie, prêts à se mettre à genoux devant un enfant. L’Évangile nous pose discrètement la question : quelle attitude habitera notre cœur cette année ? La peur de perdre, ou la joie de rencontrer ?

 

Arrivés auprès de l’enfant, les mages offrent leurs présents : l’or, l’encens et la myrrhe. Ils donnent ce qu’ils ont de plus précieux, mais surtout, ils donnent leur adoration. Car devant Jésus, ce n’est pas seulement un enfant qu’ils reconnaissent, mais un Roi humble, un Dieu proche, un Sauveur offert. Et cela a changé quelque chose en eux. La lumière n’est plus devant eux, dans le ciel. Elle est désormais au-dedans. La lumière prend une autre forme : celle du discernement, de l’écoute intérieure, de la conscience éclairée. Ce n’est plus une foi portée par des signes visibles, mais une foi portée par une rencontre.

 

Et puis, détail essentiel : « Avertis en songe, ils repartirent par un autre chemin. » Rencontrer le Christ ne laisse jamais identiques. L’Épiphanie nous invite à accepter d’être transformés, à changer de chemin, à laisser la lumière de Dieu éclairer autrement notre manière de vivre, de croire, d’aimer.

En ce temps de l’Épiphanie, demandons la grâce d’être, à notre tour, des hommes et des femmes en marche, attentifs aux étoiles que Dieu place sur nos routes, et prêts à nous laisser conduire jusqu’à Lui.

Abbé Eric Schneider

La Paix du Christ 

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime. » (Lc 2,14) 

Dans la nuit de Noël retentit une annonce qui traverse les siècles : la paix est donnée. Non pas une paix fabriquée par l’homme, fragile et souvent éphémère, mais la Paix du Christ – Pax Christi, offerte au monde lorsque Dieu se fait enfant. 

À Bethléem, Dieu ne choisit ni la puissance ni le spectaculaire. Il vient dans le silence d’une nuit, dans la pauvreté d’une mangeoire, dans la fragilité d’un nouveau-né. Et pourtant, c’est là que naît la paix véritable : une paix qui ne nie pas les épreuves, mais qui habite le coeur de l’homme lorsqu’il se sait aimé et sauvé. 

En ce Noël 2025, notre monde demeure marqué par les conflits, les tensions, les peurs, mais aussi par tant de solitudes et de blessures invisibles. Nos familles, nos vies personnelles, nos communautés n’en sont pas épargnées. Et c’est précisément là que le Christ vient naître encore aujourd’hui : au coeur de nos nuits, pour y faire lever une lumière qui ne s’éteint pas. 

La Pax Christi n’est pas seulement une paix à recevoir pour soi. Elle est une paix à accueillir pour la laisser rayonner. Celui qui rencontre le Christ ne peut garder pour lui seul ce don : il devient, humblement, porteur de paix. 

Noël est donc aussi un appel missionnaire. Dans un monde souvent fatigué des discours, mais avide de sens, le Christ nous envoie non pour convaincre, mais pour témoigner. Témoigner par des gestes simples, par une écoute, par une présence fraternelle, par une parole de réconciliation, par une main tendue. 

Peut-être, en ces jours de Noël, une personne franchira-t-elle la porte de l’église avec hésitation, par tradition ou par besoin intérieur. Qu’elle puisse y trouver un visage accueillant, une communauté fraternelle, un espace de paix. Car la mission commence souvent ainsi : par une paix reçue et reconnue. 

En ce temps de Noël, que chacun puisse entendre cet appel : accueillir la Paix du Christ dans sa vie, et devenir, à où il est, artisan de paix, disciple-missionnaire à la suite de l’Enfant de la crèche. 

Pax Christi. Que la paix du Christ habite vos coeurs, vos familles, et qu’elle rayonne bien au-delà de nos églises. Joyeux et saint Noël à toutes et à tous. 

✠ Abbé Eric SCHNEIDER, 

votre curé-archiprêtre et frère dans la foi 

✠ Abbé Célestin OBOUNOVI, 

votre prêtre coopérateur et frère dans la foi 

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Marie, joie qui se lève au cœur de l’Avent

Frères et sœurs,

En ce dimanche du Gaudete (3eme dimanche de l’Avent, 14 décembre), l’Église ose une parole lumineuse au cœur même de l’attente : « Réjouissez-vous ! » Cette joie n’est pas un enthousiasme superficiel, mais la joie profonde de ceux qui savent que Dieu s’approche. Et nulle part cette proximité n’est plus évidente que dans la personne de Marie, humble jeune femme de Nazareth, devenue demeure du Verbe.

Marie est la première à accueillir la promesse. En elle, l’espérance prend chair. Elle avance dans la foi, souvent dans l’ombre, mais son cœur est habité d’une confiance qui illumine. Elle porte la joie avant même de la comprendre pleinement : la joie de Dieu qui vient rejoindre l’humanité.

En la contemplant en ce temps de l’Avent, nous redécouvrons que la vraie joie naît dans l’accueil : accueil de la Parole, accueil de l’autre, accueil de ce que Dieu veut faire en nous. Comme Marie, nous sommes invités à laisser Dieu ouvrir un chemin, parfois déroutant, mais toujours porteur de vie.

Que ce dimanche du Gaudete nous donne un cœur plus léger, plus disponible, plus confiant. Que Marie, Mère de l’Espérance, nous apprenne à dire chaque jour : « Que ta volonté soit faite en moi, Seigneur. »

Belle route vers Noël,
votre serviteur dans la joie de l’Évangile.

Abbé Eric Schneider

Édito paroissial

« Il parlait du sanctuaire de son corps » (Jn 2, 13-22)

 

Jésus entre dans le Temple de Jérusalem, lieu de la présence de Dieu. Mais ce qu’il y trouve l’attriste : le commerce, le bruit, les calculs ont envahi l’espace réservé à la rencontre et à la prière. Alors il bouscule, renverse, purifie. Non pas pour détruire, mais pour rendre à la Maison du Père sa véritable vocation : un lieu de communion, de foi et de louange.

 

Cette scène, bien connue, nous interroge aujourd’hui. Nos églises, nos communautés, nos paroisses ne risquent-elles pas parfois d’oublier leur cœur ? Nous avons tant d’activités, de réunions, de structures… mais parfois, le souffle de l’Esprit s’y fait discret. Le Seigneur vient purifier non seulement les pierres, mais surtout le sanctuaire intérieur de chacun, ce lieu sacré où Dieu veut demeurer.

 

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Jésus parlait du sanctuaire de son corps. Ces paroles sont prophétiques. Par sa mort et sa résurrection, Jésus inaugure un nouveau Temple : son propre corps, offert et glorifié. Depuis Pâques, le véritable sanctuaire est le corps du Christ ressuscité, et donc l’Église, son Corps vivant, formé de pierres humaines et spirituelles : nous !

 

Cette Parole nous appelle à revenir à l’essentiel :

  •   Que nos communautés soient d’abord des lieux de prière, de pardon et de fraternité ;

  •   Que nos services servent la mission et non l’inverse ;

  •   Que chaque baptisé découvre qu’il est temple de l’Esprit, habité et envoyé pour faire rayonner la présence du Christ dans le monde.

 

Oui, le Christ continue de purifier son Église, non pour la juger, mais pour la faire renaître dans la lumière de Pâques. Puissions-nous accueillir ce souffle nouveau !

 

Abbé Eric SCHNEIDER

 Nomination de 3 nouveaux chanoines titulaires

de la Cathédrale de Metz, 

par Mgr Philippe BALLOT 

Monseigneur Philippe BALLOT Archevêque-Évêque de Metz a nommé trois nouveaux chanoines titulaires de la Cathédrale de Metz, en date du 1er septembre 2025 : l’Abbé Sébastien KLAM, ancien Vicaire Général, l’Abbé Nicolas KLEIN, recteur du Grand Séminaire de Metz et moi-même, l’Abbé Jean-Louis BARTHELMÉ, curé de la Communauté de Paroisses Sainte Sérène du Billeron, définiteur de l’archiprêtré d’Hagondange et délégué épiscopal à l’oecuménisme et aux relations avec le judaïsme. 

C’est avec un très grand honneur que j’accueille cette nouvelle nomination et je partage cet honneur avec tous mes proches collaborateurs, laïcs, prêtres et diacres de notre archiprêtré. Je ne m’attendais pas du tout à cet appel, à cette noble et belle mission ! Beaucoup me demandent : mais c’est quoi un chanoine titulaire ? C’est quoi le chapitre de la cathédrale de Metz ? Voici quelques réponses à ces questions. 

Qu’est-ce qu’un chanoine titulaire de la cathédrale ? 

Un chanoine titulaire de la cathédrale est un membre du chapitre cathédral, c’est-à-dire un groupe de prêtres qui ont été choisis pour assurer certains services religieux et administratifs dans la cathédrale. 

Le Chapitre cathédral est un collège de prêtres. Ces prêtres sont appelés « chanoines ». Le mot « chanoine » vient du latin canonicus, qui signifie « régulier », en référence à la règle de vie commune et au respect d’un certain ordre ecclésiastique. La vie du chapitre est régie par des statuts validés par l’évêque diocésain. 

Pour rappel, la cathédrale est l’église de l’évêque qui y a son siège appelé « la cathèdre ». Au nom de l’évêque de Metz, qui est l’affectataire de ce lieu de culte en droit concordataire, les chanoines assurent l’accueil des visiteurs, des fidèles et des pèlerins, la prière des offices, le suivi des évènements patriotiques et culturels et, d’une manière générale, la gestion de la cathédrale en lien avec les services de l’État. 

La mission première du Chapitre est d’assurer, en l’église cathédrale, la permanence de la prière liturgique au nom du diocèse et pour lui. Il assiste l’évêque diocésain au cours des célébrations solennelles de l’année liturgique et des grands rassemblements diocésains. Il célèbre chaque jour l’office du matin, la messe capitulaire et l’heure de tierce. Il assure quotidiennement la célébration du sacrement de la réconciliation. 

Placé sous le patronage de l’apôtre saint Paul, le Chapitre peut comprendre jusqu’à huit prêtres incardinés dans le diocèse de Metz. Ils sont choisis et nommés par l’évêque diocésain, après consultation du Chapitre. Leur nomination est soumise à l’autorisation du préfet. Ils sont dénommés 

chanoines titulaires. Lorsqu’ils sont admis à la retraite, les chanoines titulaires deviennent chanoines d’honneur. 

Origine et histoire 

Le Chapitre de l’église cathédrale de Metz a été institué par saint Chrodegang, 37ième évêque de Metz (742-766). Supprimé le 24 août 1790, comme tous les chapitres cathédraux, par un décret de l’Assemblée constituante, il fut rétabli le 1er juillet 1802 par Mgr Pierre-François Bienaimé, 93ième évêque de Metz (1802-1806), les pouvoirs lui ayant été concédés par le cardinal-légat Caprara par décret du 9 avril 1802. 

La cathédrale n’a été église paroissiale et épiscopale, que de 1791 à 1802. 

En 1913, durant l’épiscopat de Mgr Willibrord Benzler, 98ième évêque de Metz (1901-1919), des statuts nouveaux sont promulgués. 

En 1994, Mgr Pierre Raffin, 102ième évêque de Metz (1987-2013), modifie les statuts en y intégrant la nouvelle législation canonique (canons 503 à 510 CIC) promulguée en 1983 par le pape saint Jean-Paul II. 

En 2021, Mgr Jean-Christophe Lagleize, 103ième évêque de Metz (2013-2021), modifie les statuts en reprécisant les différentes fonctions assumées par les chanoines. 

Le sceau du Chapitre reproduit le blason traditionnel « De gueule au dextrochère de carnation vêtu d’azur mouvant d’un nuage d’argent, tenant une épée haute d’argent garni d’or, accosté de deux cailloux d’or ». 

Le chapitre de la cathédrale de Metz a donc été fondé au cours du Moyen Âge. Il a contribué à façonner l’histoire religieuse et patrimoniale de la ville. Les chanoines étaient souvent issus de familles nobles ou influentes, ce qui leur conférait un rôle important dans la société messine. Leur présence est attestée depuis le haut Moyen Âge, et leur influence a perduré jusqu’à la Révolution française, qui a profondément modifié leur statut et leur organisation. 

En résumé, les chanoines de la cathédrale de Metz sont des prêtres investis dans la célébration des offices et la vie de la cathédrale. Ils perpétuent une tradition multiséculaire et contribuent à la vitalité spirituelle, pastorale et culturelle du diocèse de Metz. 

Cette nouvelle mission à laquelle notre évêque m’appelle, me fait entrer dans cette riche et longue histoire de la construction des pierres vivantes du diocèse de Metz. Je me réjouis de faire partie de ce chapitre renouvelé de la cathédrale de Metz où je retrouve des frères prêtres avec qui nous partageons une vraie fraternité sacerdotale et « chanoinesque ». En portant tous les jours la vie du diocèse dans notre prière, nous, les chanoines de la Cathédrale de Metz, comptons également sur vos prières pour nous aidés à rester fidèles dans cette noble tâche qui nous incombe. Un très grand merci à tous et que Dieu vous comble à chaque instant de ses grâces, de ses bienfaits et de ses bénédictions. 

Jean-Louis Barthelmé 

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Édito – « Revenir pour rendre grâce »

 

Il n’y a pas de foi sans gratitude !

Dans l’Evangile de Luc de ce dimanche (Lc 17, 11-19), dix hommes ont été guéris, mais un seul a été sauvé : celui qui a fait demi-tour pour revenir à Jésus, le Samaritain reconnaissant. Les neuf autres ont reçu le miracle… mais pas la rencontre.

 

La foi, c’est ce retour du cœur : savoir s’arrêter, revenir sur ses pas, reconnaître la présence de Dieu, et lui dire merci. C’est le mouvement même de l’Eucharistie : “Eucharistie” veut dire “action de grâce”. À chaque messe, le Seigneur nous purifie comme ces lépreux, mais il attend aussi que nous revenions vers Lui avec joie, avec reconnaissance, avec foi.

 

Et si nos paroisses, cette année, devenaient un peu comme ce Samaritain ? Des communautés qui savent revenir à l’essentiel, reconnaître les dons reçus, et rendre gloire à Dieu par leur manière de vivre. La conversion pastorale n’est pas d’abord une stratégie : c’est un retour vers le Christ vivant, un “merci” prononcé ensemble, un cœur qui s’ouvre à la lumière.

 

“Relève-toi et va, ta foi t’a sauvé.”

Ces mots que Jésus adresse au Samaritain, Il les adresse à chacun de nous. Ils sont un appel à la joie et à la mission : relevons-nous, marchons, rions, témoignons !

Et que nos vies, nos familles, nos paroisses deviennent des lieux où l’on sait encore s’émerveiller et dire : “Merci Seigneur, tu fais toutes choses nouvelles.”

Abbé Éric Schneider

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Chers paroissiens, chers amis, 

« Marchons ensemble à la suite du Christ : fraternels, priants et missionnaires. »

Cette phrase résume l’élan que nous voulons donner

à nos paroisses dans les mois qui viennent et les années à venir. 

Depuis plusieurs mois, notre communauté paroissiale s’interroge : Que souhaite Dieu pour nous aujourd’hui, ici et maintenant ? Cette question est au coeur d’une grande démarche que nous allons vivre ensemble : une conversion pastorale et missionnaire.

 

Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est accepter de laisser l’Esprit Saint renouveler nos habitudes, nos manières de faire, pour que nos paroisses soient davantage vivantes, accueillantes, fraternelles et missionnaires. L’Église n’existe pas d’abord pour elle-même : elle existe pour annoncer la joie de l’Évangile et partager la lumière du Christ avec tous. 

À partir de cette nouvelle année pastorale qui s’ouvre, nous entrerons dans un chemin synodal paroissial. Cela signifie : marcher ensemble, écouter la Parole de Dieu, partager nos expériences, relire nos pratiques et discerner dans l’Esprit Saint ce qui nous est demandé pour aujourd’hui. Chaque baptisé y a sa place, car chacun est appelé à être disciple-missionnaire, porteur d’espérance et témoin de l’amour de Dieu. 

Le Baptême sera notre fil conducteur : baptisés et envoyés. C’est de cette source que jaillit notre mission commune

Je vous invite à porter dès aujourd’hui ce projet dans la prière, à ouvrir vos coeurs et à vous préparer à vivre cette belle aventure d’Église. Ensemble, nous laisserons l’Esprit Saint nous transformer et faire de nos paroisses des lieux où il fait bon croire, espérer et aimer. En communion fraternelle. Prenez soin de vous et des autres. 

Abbé Eric SCHNEIDER 

Curé-Archiprêtre 

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 « VIENS ET SUIS-MOI » 

Au dernier éditorial, notre Curé Eric Schneider nous souhaitait de très belles vacances avec ces merveilleuses paroles de Jésus : « venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu » (Mc 6, 31). Dans ce verset, se trouve une précision qui n’est pas anodine : « un peu ». En effet, il s’agit de se reposer un peu et ensuite reprendre les activités ordinaires. 

Dans cet élan, bienvenue à vous tous : Parents, enfants, petits-enfants, amis, collègues, élèves et étudiants, … Nous espérons que chacun a su profiter de ce repos rempli de la présence de Dieu. Du courage à celles et ceux qui ont traversé des épreuves et péripéties inattendues. A vous, nous témoignons notre sympathie. 

Au retour, voilà le Seigneur qui t’adresse cette Parole : « viens et suis-moi ! » Evidemment, nous n’avons pas arrêté de vivre en sa présence mais cet appel vise à renouveler la marche à la suite du Christ et à reprendre de manière dynamique nos activités professionnelles et ecclésiales. Oui, nous suivons le Christ à travers l’accomplissement des engagements pris dans l’Eglise et dans la société. 

Frères et soeurs, dans les versets suivants l’évangéliste dit qu’après avoir invité les disciples au repos, « ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers les gens. Alors il se mit à les enseigner longuement et par la multiplication des pains, il va nourrir 5000 hommes » (Cf. Mc 6, 31-44). Aujourd’hui encore, cette foule attend le Christ. Et les chrétiens-envoyés sont porteurs de l’espérance et la charité de Dieu vis-à-vis d’elle. Reprenons, donc, la route avec le Christ dans notre engagement au niveau des activités de notre communauté paroissiale, dans la prière pour la paix dans le monde surtout dans les pays où sévit actuellement la guerre, dans la sauvegarde des valeurs chrétiennes et la culture des oeuvres de miséricorde. 

Bonne rentrée à tous et à chacun ! Dieu nous aime et nous bénit ! 

Abbé Célestin OBOUNOVI 

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 « Venez à l’écart et reposez-vous un peu ! » 

L’été est déjà bien installé. Le soleil plus chaleureux. C’est le temps des vacances (On en a bien besoin après tout cela !). C’est aussi et surtout le temps des retrouvailles familiales et amicales. Dans cette période, restons prudents, gardons-nous de mettre notre foi au placard et de fermer à double tours. Tâchons de ne pas succomber à la tentation devenue mode de penser qu’il n’y a pas de place pour Dieu dans nos rencontres, fêtes et saisons. Il est là au coeur de nos vies. Sa présence discrète ne nous encombre pas. Il ne nous bouscule pas. N’oublions pas qu’Il est là. Essayons chaque matin de cette saison de lui confier nos voeux, nos inquiétudes et nos actions de grâce pour la vie qu’il nous donne à pleines mains, pour ses bienfaits, pour la beauté des personnes et de la nature ; parce qu’Il est notre Dieu. 

Sans fuir nos soucis et nos responsabilités, nous pouvons nous reposer et refaire nos forces. J’imagine que certains d’entre nous ne pourront pas le faire, pour des raisons économiques ou autres, mais ce n'est pas un luxe de se réserver un peu de temps pour soi. La qualité de notre vie professionnelle, familiale, associative ou spirituelle, en particulier celle de notre attention et de notre disponibilité aux autres, s'en trouvera renouvelée. Le Christ Jésus l’a même imposé à ses premiers disciples : « Venez à l'écart et reposez-vous un peu » leur disait-il (Mc 6, 31). 

Que l’on soit en vacances ou non, permettez- moi d’orienter vos regards bienveillants sur des attitudes et des personnes qui témoignent ou qui nourrissent l’espérance, ici et ailleurs. Ces hommes et ces femmes, qu’ils soient reconnus ou non reconnus, partent dans la simplicité de leurs potentialités réelles pour construire du nouveau, créer des réseaux de solidarité et de fraternité. Qu’ils s’agissent des familles qui accueillent des enfants en grande difficultés, des associations qui organisent des vacances au profit des personnes en situation de précarité, des mouvements qui accueillent les jeunes pour des camps d’été ou de ces initiatives venant de tout bord contre le réchauffement climatique …, ils méritent notre attention comme notre prière. Le Dieu de miséricorde dont l’amour surpassera toujours tous nos manquements. C’est aussi un temps de témoignage. Notre façon de remplir et de mener nos vies parlera toujours plus haut et plus fort que tous les discours possibles. À tous et à chacun, je souhaite un bel été. Que Dieu vous soit favorable et que sa paix vous accompagne ! 

Abbé Eric Schneider 

Une prière composée par le père Guy Gilbert, afin de demander à Dieu de savoir se reposer. Une belle prière en cette période estivale, que vous partiez en vacances ou que vous restiez chez vous ! 

Seigneur, apprends-moi à me reposer. 
Seigneur, apprends-moi à me reposer. 
Apprends-moi à laisser les choses en suspens, 
À ne pas vouloir régler toutes les affaires avant de dormir. 
Apprends-moi à accepter d’être fatigué. 
Apprends-moi à finir une journée. 
Autrement je ne saurai pas mourir… 
Car il reste encore du travail après moi ! 
Apprends-moi à accepter… 
De n’être pas Toi 
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CHRÉTIEN : UN APPELÉ À VIVRE 

DANS L’ESPÉRANCE EN DIEU 

Frères et soeurs, 

Après avoir vécu ce temps de Pâques, suivi des solennités de la très Sainte Trinité et du Saint Sacrement du corps et du sang du Christ, l’Église, notre mère et éducatrice, nous plonge pleinement dans le long temps ordinaire caractérisé par le vert comme couleur liturgique. Le vert est une couleur d’espérance. Ainsi, ce temps devient providentiellement une occasion de continuer à vivre intensément l’année jubilaire en cours. Tout chrétien est appelé à vivre dans l’espérance. Nous sommes des pèlerins d’espérance. Oui ! Chacun a ses peines et ses désespoirs, mais aussi ses attentes et ses espoirs. Sont-ils comblés ? Si oui, Gloire à Dieu. Sinon, tournons-nous encore vers le Seigneur qui nous dit : « Je fais toute chose belle en mon temps » (Ecclésiaste 3, 1-11). Au-delà de tout, gardons l’Espérance. 

L’espérance est une vertu théologale. Elle forme avec la foi et la charité les trois grandes vertus chrétiennes. Elle oriente nos regards vers les réalités célestes, mais d’abord dans notre vie quotidienne : elle nous accompagne et nous rassure de la présence de Dieu à nos côtés. Elle nous donne la certitude que tout a un sens. Elle attire nos regards vers un lendemain meilleur avec Dieu. Tout chrétien a la grâce de vivre cette vertu. Cependant, quelques fois, la distraction et le poids des souffrances l’affaiblissent, ce qui nous déroute et nous fait exister sans que nous vivions réellement. Nous avons besoin de retrouver la valeur de cette vertu et de faire sa mise à jour pour arroser notre vie afin qu’elle soit davantage verdoyante. 

Quelques pistes pour vivre dans l’espérance en Dieu  Croire en l’acte de foi 

L’acte de foi est le suivant : « Mon Dieu, Je crois fermement toutes les vérités que vous avez révélées et que vous enseignez par votre Église parce que vous ne pouvez ni vous tromper, ni nous tromper. » Cet acte permet de savoir que Dieu n’est pas un trompeur. Ce n’est pas parce que mon attente n’est pas encore comblée, qu’indéfiniment, je mettrai en cause Dieu et ma foi. Dieu réalise toujours ses promesses. 

La patience 

Dieu est patient. À cet effet, le croyant en situation devrait l’espérer avec patience. L’Apôtre Pierre nous instruit en ces termes : «… mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas ignorer, c’est que devant le Seigneur, un jour est comme mille ans et mille ans sont comme un jour. Le Seigneur ne tarde pas dans l’accomplissement de la promesse comme certains le pensent. Mais il use de patience envers vous » (2P3, 8-9). Aussi, puisqu’avec saint Paul nous apprenons que : « l’espérance ne trompe point » (Rm5, 5), gardons patience pour voir se réaliser le plan de Dieu dans nos vies. Regardons l’horloge de Dieu avec les yeux de la foi. 

La prière et le travail 

Notre petite exhortation n’a pas pour objectif d’inviter à faire comme certains Thessaloniciens qui, attendant la parousie, vivaient comme si tout dépendait de Dieu seul. Saint Paul les reprend avec fermeté : « Si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2Th 3, 10). Oui ! Chacun doit jouer sa partition dans l’effort de chercher des approches de solutions à ses peines et dans le souci de participer, par compassion, aux peines de ses prochains. Mais tout cela doit se faire dans le creuset de la prière. La prière et le travail…Ora et labora recommandait saint Benoit à ses frères moines. Prions ! Mais aussi travaillons, pour aider Dieu à nous aider. 

Pour finir…. 

Frères et soeurs, nos peines, nos désespoirs et nos peurs sont légion, cependant Dieu les connait. Il nous pose cette question : « Qui de vous par ses inquiétudes, peut ajouter une coudée à la durée de sa vie ? » (Mt 6,27). Personne. Laissons-le guider notre vie. En tant que chrétien, vivons de la foi et la charité mais aussi face aux conflits, aux violences et aux crises sociopolitiques, aux misères que connait notre monde aujourd’hui, faisons de l’espérance notre flambeau. 

L’attente peut être longue, cependant Dieu nous fera oublier nos peines et nous serons dans la joie. Puisse-t-il fortifier notre corps, notre esprit et notre âme pour que, selon sa volonté, nous goûtions à ses promesses ici-bas et celles d’en haut. 

Paix à tous et bon temps ordinaire !!! 

Abbé Célestin OBOUNOVI 

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Abbé Célestin Deh-Yao OBOUNOVI 

« Nul n’est semblable à Toi Seigneur, Tu es Grand et Ton Nom est Grand ». Jr 10,6 

  Chers paroissiennes et paroissiens, 

  Ce verset précité du Prophète Jérémie est ma devise sacerdotale. Car pour moi, c’est la grandeur de Dieu qui nous a créés et voulus comme missionnaire de l’Evangile. Prêtre de Jésus Christ, je le suis au gré de sa miséricorde. Qui suis-je et quel a été mon parcours ? 

Né le 08 Novembre 1990 à Djon, dans la préfecture de l’Akébou au Togo (Afrique de l’Ouest), je fus ordonné prêtre et incardiné dans le diocèse d’Atakpamé (Togo) le 21 décembre 2019 par Monseigneur Nicodème BARRIGAH-BENISSAN de vénéré mémoire. En effet, après l’obtention de mon Baccalauréat en 2010 au Lycée de Djon, j’ai cherché à répondre à l’appel du Seigneur. Un appel que j’entendais (tel le petit Samuel - Cf. S 3, 1-10), depuis que j’étais enfant de choeur. C’est ainsi qu’en Octobre 2010, je fus admis en propédeutique pour une année de spiritualité et de discernement. La formation en vue du presbytérat s’est alors poursuivie pendant huit (8) ans : Trois (3) années d’études en philosophie au grand séminaire Benoit XVI de Tchitchao, une (1) année de stage canonique et quatre (4) années d’études théologiques au grand séminaire interdiocésain saint Jean Paul II de Lomé. Ce cursus de 2010 à 2019 m’a valu un diplôme d’études philosophiques et un Bac théologique. Ce fut aussi une formation pluridimensionnelle : humaine, spirituelle, intellectuelle et pastorale (cf. Ratio fondamentalis Sacerdotalis). Toutefois, le plus beau cadeau de Dieu au terme de ma formation au séminaire reste le sacrement d’ordination reçue le 21 décembre 2019 à la Cathédrale d’Atakpamé.  

Ce qui s’est passé après ! C’est la mission… 

Depuis l’ordination jusqu’en 2024 je fus vicaire à la paroisse saint Jean Paul II d’Agbonou Campement à Atakpamé. Durant la même période j’ai aussi exercé la charge de Cérémoniaire de l’Evêque, de responsable adjoint de la Liturgie et d’Aumônier diocésain des Jeunes. 

En cette année 2025, par décret de nomination de Monseigneur Moïse TOUHO évêque d’Atakpamé, grande est ma joie de rejoindre le diocèse de Metz pour une insertion pastorale et pour les études en sociologie. Nommé prêtre coopérateur au service de l’Archiprêtré d’Hagondange par Monseigneur Philippe BALLOT, je suis heureux de travailler aux côtés de l’abbé Eric SCHNEIDER Archiprêtre et curé, à qui je témoigne toute ma gratitude. Ma joie et ma reconnaissance s’étendent à tous les acteurs pastoraux de l’archiprêtré, à l’Abbé Jean Louis BARTHELME curé de la communauté de paroisses Sainte-Sérène du Billeron, et à tous les fidèles chrétiens. Je suis convaincu que cette nouvelle expérience pastorale sera remplie de découvertes et d’acquisition de nouvelles valeurs pour mon enrichissement et ma maturité sacerdotale. 

Après son élection, le Saint Père Léon XIV nous a appelés à l’unité à travers sa devise : « In illo uno unum » ce qui signifie : en celui qui est un, soyons un. Je désire vivement aussi me joindre à cette communion au sein du diocèse en général et de l’archiprêtré d’Hagondange en particulier, afin que le Christ soit connu et aimé. Au plaisir de cheminer ensemble dans la vigne du Seigneur. Paix à vous et à vos familles. 

Merci à Tous, soyez abondamment bénis ! 

Abbé Célestin OBOUNOVI 

La dignité de la personne humaine jusque dans sa fin de vie.

Prendre soin mais pas donner la mort !

 

Les députés ont approuvé, ce samedi 17 mai, la création d'un "droit à l'aide à mourir", et rétabli le principe selon lequel les patients devront s'auto-administrer la substance létale, sauf lorsqu'ils ne sont pas en capacité de le faire, lors de l'examen de la proposition de loi d'Olivier Falorni. Dans ce contexte, il me semble nécessaire de reprendre conscience de l’exigence Évangélique de défendre la Vie et la dignité de toutes personnes humaines. Je vous propose d’entendre de nouveau ces paroles claires du pape François sur l’euthanasie et le suicide assisté, extraites de la déclaration « Dignitas Infinita » sur la dignité humaine (n 51 et 52).

Il existe un cas particulier d’atteinte à la dignité humaine, plus silencieux mais qui gagne beaucoup de terrain. Il a la particularité d’utiliser une conception erronée de la dignité humaine pour la retourner contre la vie elle-même. Cette confusion, très répandue aujourd’hui, apparaît au grand jour lorsque l’on parle d’euthanasie. Par exemple, les lois qui reconnaissent la possibilité de l’euthanasie ou du suicide assisté sont parfois appelées “lois sur le droit de mourir dans la dignité” (“death with dignity acts”).

L’idée que l’euthanasie ou le suicide assisté sont compatibles avec le respect de la dignité de la personne humaine est largement répandue. Face à ce constat, il faut réaffirmer avec force que la souffrance ne fait pas perdre à la personne malade la dignité qui lui est propre de manière intrinsèque et inaliénable, mais qu’elle peut devenir une occasion de renforcer les liens d’appartenance mutuelle et de prendre conscience de la valeur de chaque personne pour l’ensemble de l’humanité. Il est certain que la dignité de la personne malade dans un état critique ou terminal exige de chacun les efforts appropriés et nécessaires pour soulager ses souffrances par des soins palliatifs appropriés et en évitant tout acharnement thérapeutique ou toute intervention disproportionnée.

Ces soins répondent au « devoir constant de comprendre les besoins du malade : besoins d’assistance, soulagement de la douleur, besoins émotionnels, affectifs et spirituels ». Mais un tel effort est tout à fait différent, distinct, et même contraire à la décision d’éliminer sa propre vie ou la vie d’autrui sous le poids de la souffrance. La vie humaine, même dans sa condition douloureuse, est porteuse d’une dignité qui doit toujours être respectée, qui ne peut être perdue et dont le respect reste inconditionnel. En effet, il n’y a pas de conditions sans lesquelles la vie humaine cesse d’être digne et peut donc être supprimée : « la vie a la même dignité et la même valeur pour tous : le respect de la vie de l’autre est le même que celui que l’on doit à sa propre existence ». Aider la personne suicidaire à mettre fin à ses jours est donc une atteinte objective à la dignité de la personne qui le demande, même s’il s’agit de réaliser son souhait : « nous devons accompagner les personnes jusqu’à la mort, mais ne pas la provoquer ni favoriser aucune forme de suicide. Je rappelle que le droit aux soins et aux traitements pour tous doit toujours être prioritaire, afin que les plus faibles, notamment les personnes âgées et les malades, ne soient jamais écartés. En effet, la vie est un droit, non la mort, celle-ci doit être accueillie, non administrée. Et ce principe éthique concerne tout le monde, pas seulement les chrétiens ou les croyants ». 

Comme cela a déjà été dit, la dignité de chaque personne, même faible ou souffrante, implique la dignité de tous. 

Abbé Eric Schneider

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Léon XIV: In illo uno unum

En ce jeudi 8 mai 2025, les cardinaux réunis en conclave ont élu cardinal Robert Francis Prevost comme nouveau pape, 267e successeur de saint Pierre. Il a choisi le nom de Léon XIV et comme devise : In illo uno unum : « Dans Celui qui est Un, être unis ». 

Une centaine de milliers de personnes a acclamé le nouveau Pape Léon XIV, lorsqu'il s’est présenté aux fidèles. Visiblement ému, c’est avec ces quelques mots qu’il s’est exprimé au monde entier : « La paix soit avec vous tous ». Telle est «la première salutation du Christ ressuscité, le bon pasteur qui a ouvert la voie au troupeau de Dieu. Je voudrais moi aussi que cette salutation de paix entre dans vos coeurs, qu'elle parvienne à vos familles, à tous les hommes, où qu'ils soient, à tous les peuples, à toute la terre. » 

Alors que le monde est traversé par de multiples guerres, le nouveau Pape a souligné la spécificité de la paix qui vient de Dieu : « C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, de Dieu qui nous aime tous inconditionnellement ». 

Ensuite, Léon XIV s’est souvenu du Pape François, décédé le 21 avril. «Nous gardons encore dans nos oreilles cette voix faible, mais toujours courageuse du Pape François bénissant Rome ! Le Pape bénissant Rome a donné sa bénédiction au monde, au monde entier, ce matin de Pâques». 

Le cardinal Robert Francis Prevost est né à Chicago. Il a passé de nombreuses années comme missionnaire au Pérou avant d'être élu à la tête des Augustiniens pour deux mandats ... « Permettez-moi de poursuivre cette même bénédiction », a continué celui qui était jusqu’alors le cardinal Robert Francis Prevost. « Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! Nous sommes tous entre les mains de Dieu. C'est pourquoi, sans crainte, unis main dans la main avec Dieu, et les uns avec les autres, allons de l'avant. Nous sommes les disciples du Christ. Le Christ nous précède. Le monde a besoin de sa lumière », a-t-il poursuivi, exhortant chaque fidèle à aller de l’avant. « Aidez-nous aussi, les uns les autres, à construire des ponts, par le dialogue, par la rencontre, en nous unissant tous pour être un seul peuple toujours en paix», renouvelant ses remerciements pour le Pape François. 

Religieux de l’Ordre de Saint-Augustin, il a cité l’ancien évêque d’Hippone qui disait : « Avec vous, je suis chrétien et pour vous, évêque ». « En ce sens, nous pouvons tous marcher ensemble vers cette patrie que Dieu a préparée pour nous », a continué le premier Pape né aux États- Unis. 

Le nouvel évêque de Rome a accordé un salut spécial à l’Église romaine. «Nous devons chercher ensemble comment être une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts, qui dialogue, toujours ouverte à recevoir, comme cette place, à bras ouverts. À tous, à tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre présence, de notre dialogue et de notre amour ». 

Évêque au Pérou de 2014 à 2023, le désormais Léon XIV s’est adressé ensuite en espagnol aux fidèles de son ancien diocèse de Chiclayo, « où un peuple fidèle a accompagné son évêque, a partagé sa foi et a donné tant, tant pour continuer à être Église, fidèle de Jésus-Christ ». 

Enfin, élargissant son salut au monde entier, il a donné l’image de l’Église selon lui. «Nous voulons être une Église synodale, une Église qui marche, une Église qui cherche toujours la paix, qui cherche toujours la charité, qui cherche toujours à être proche surtout de ceux qui souffrent », a-t-il lancé depuis la loggia des bénédictions de la basilique Saint-Pierre. 

Le nouveau Souverain pontife a ensuite rappelé que ce jeudi 8 mai célèbre la fête de la Madone de Pompéi. « Notre Mère Marie veut toujours marcher avec nous, être proche, nous aider par son intercession et son amour », demandant ensuite aux fidèles du monde entier de prier avec lui. « Prions ensemble pour cette nouvelle mission, pour toute l'Église, pour la paix dans le monde et demandons à Marie, notre Mère, cette grâce spéciale ». 

« Au matin de Pâques, il faisait encore sombre » 

Ce matin de Pâques, il fait sombre sur notre monde encore touché par la guerre en Ukraine…, les crises se succèdent : crise humanitaire, crise économique, crise sociale et crise politique…, il fait sombre dans notre Église éprouvée …, et sur l’homme qui s’inquiète pour son avenir. 

Il faisait encore sombre en ce petit matin quand les saintes femmes se rendent au tombeau. Et pourtant le tombeau était ouvert et Jésus est déjà ressuscité ! 

Et bien qu’ils aient entendu les femmes annoncer ce qu’elles avaient vu, il restait bien sombre le visage de ces deux disciples qui s’en retournaient vers Emmaüs. Pourtant Jésus cheminait avec eux, mais leurs yeux ne savaient pas le reconnaître. 

Ce petit matin de Pâques Pierre et Jean courent eux aussi au tombeau. L’évangéliste St Jean, dans un raccourci saisissant, résume à l’aide de deux verbes le passage brusque qui se produisit en lui ce jour-là : « Il vit ». Qu’a-t-il vu en fait ? Le tombeau ouvert et vide. « Il crut ». C’est comme si une révélation lumineuse était venue tout éclairer d’un jour nouveau : « Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, d’après l’Ecriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts. » 

Ainsi la foi ne nécessite plus de voir ou de toucher. Un simple signe suffit. Et petit à petit, tous ceux pour qui la vie du Christ a compté vont eux aussi passer de l’inquiétude à la joie, de l’incompréhension à l’évidence, des ténèbres à la lumière de la foi. 

C’est comme si la résurrection du Christ les touchait chacun dans leur être le plus profond : « Ressuscités avec le Christ » dira St Paul. 

Tout au cours de ce carême, nous avons médité sur ces différents passages qui sont au coeur de notre foi ; et notre croix est aujourd’hui fleurie de tous ces petits passages qui ont jalonné ces quarante jours de désert. 

Mais il faudra encore du temps, cinquante jours nous dit l’évangéliste Luc, et le souffle de l’Esprit saint, pour que tous les disciples effectuent eux aussi cette « Pâque intérieure » et osent sortir de leur confinement pour proclamer avec Pierre : « Celui qu’ils ont supprimé en le suspendant au bois du supplice, Dieu l’a ressuscité le troisième jour. » 

Le monde n’a pas brutalement changé au matin de Pâque, par quelque coup de baguette divine ! Mais avec Nicodème, Marthe et Marie, les apôtres, Marie Madeleine et les autres femmes, et tous les saints de tous les temps, nous poursuivons chacun notre chemin dans la foi. Le monde n’est pas bouleversé mais, dans nos nuits les plus ténébreuses vécues avec Jésus en sa Passion, une lumière s’est levée qui ne pourra jamais s’éteindre. 

JOYEUSES FÊTES DE PÂQUES ! 

Joyeuse Résurrection ! 

Vivons transparents de Dieu ! 

Abbé Eric SCHNEIDER 

www.paroisse-hagondange.com

L’équipe de Communication de la communauté de paroisses Notre-Dame des Anges du Ninguert a le plaisir de vous annoncer le lancement de notre nouveau site internet via l’adresse www.paroisse-hagondange.com pour retrouver toutes les infos, horaires, nouveautés, rendez-vous, méditations, dernières nouvelles et bien plus encore ! Certaines pages étant encore en construction, nous vous remercions de votre patience et espérons que ce lieu de partage saura vous plaire.

 L’équipe « COM » compte dans ses rangs un excellent webmaster. Je remercie Monsieur Michel DELRUE pour son dévouement et sa créativité. Il est l’homme « COM » de la communauté de paroisses Notre-Dame des Anges du Ninguert. Je remercie Michel d’avoir accepté, il y a quelques années déjà, ce service pour toutes nos paroisses.

Quand Mission rime avec Communication.

L’équipe « COM » se partage les différentes tâches du service : rédaction des articles, photos, mise à jour du site de la communauté de paroisses et de l’archiprêtré d’Hagondange, rédaction et mise en page du mini journal WEB et transmission au diocèse de Metz. Tout ceci afin de rapporter fidèlement avec l’aide de l’Esprit chaque événement à la communauté paroissiale.

 

Le site internet n’est pas une fin en soi, ou tout du moins pas seulement, mais un support important qui vient se greffer dans notre communication. Ce n’est pas le site internet lui-même qu’il faut mettre en avant, mais le cœur de notre Eglise locale ! Pour ne pas dire « ses battements de cœur », la vie de nos communautés de foi. Les projets et les propositions qui découlent d’elles. Ce qui nous fait « bouger », « croire » et « vivre » ensemble.

 

                                                                               Pour une meilleure « visibilité » et « lisibilité ».​​

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« Le bien ne fait pas de bruit, et le bruit ne fait pas de bien », disait François de Sales, aujourd’hui saint patron des journalistes et communicants.

Dans l’Église, on aurait tendance à rester discret sur son œuvre et ses réalisations, pour ne pas se glorifier, et parce qu’il est dit « ton Père voit ce que tu fais dans le secret » (Mt 6). Pourtant, dès les commencements de l’Église, Jésus envoie ses disciples « proclamer la Bonne Nouvelle » dans le monde entier. Ce qui suppose de savoir l’annoncer, en s’ajustant à son auditoire : par la parole, mais aussi par l’écrit. Plus tard, par l’image et par tous les moyens techniques de communication qui se développent…

Dans toute l’histoire humaine, ce qui fait changer les choses c’est ce que l’on fait, et non ce que l’on dit, mais ce qui donne consistance à ce que l’on fait, c’est ce que l’on en dit. Comment puis-je communiquer à mon niveau ? Communiquer, c’est partager ce que l’on sait et ce que l’on vit. C’est donc un volet essentiel de la mission du chrétien. Que ce site devienne pour nous tous un vrai outil d’information, de formation, de culture de foi et de vie.

Abbé Eric Schneider

LE TRIDUUM PASCAL… c’est quoi ? 

Du 13 avril au 20 avril 2025, l’Église célèbre l’entrée triomphale du Christ dans Jérusalem, son dernier repas, sa Passion, sa mort et sa Résurrection au cours des célébrations du Jeudi saint, du Vendredi saint et de la vigile de Pâques. De nombreux chemins de Croix auront lieu dans notre diocèse de Metz, sur l’archiprêtré d’Hagondange et sur notre Communauté de Paroisses Notre-Dame des Anges du Ninguert. 

155 adultes seront baptisés pendant la nuit de Pâques dans notre diocèse. Ils seront également confirmés et recevront la communion pour la première fois. 

Le Triduum Pascal est le sommet de toute l’année liturgique. « Triduum » est un mot latin qui signifie trois jours. Il commence avec la célébration de la Cène le Jeudi Saint et s’achève avec les Vêpres du jour de Pâques : 

► C’est au cours de la messe du soir du Jeudi Saint que l’Église fait mémoire de l’institution de l’Eucharistie quand Jésus prononce ces paroles sur le pain et le vin : « Ceci est mon Corps livré pour vous, ceci est mon Sang versé pour vous ». Et en ajoutant : « Faites ceci en mémoire de moi. », il institue le sacerdoce des prêtres. L’Évangile de cette messe est celui du lavement des pieds qui montre de quelle manière Jésus est « Maître et Seigneur ». 

► Le Vendredi Saint nous fait contempler l’Amour en son expression la plus parfaite : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis ! ». Le chemin de la Croix et l’office de la Passion mettent devant nos yeux le péché de l’homme qui rejette son Dieu en le mettant à mort. Mais c’est au moment même où il meurt que Jésus révèle la Toute Puissance de l’Amour de Dieu : un Amour capable de tirer du bien de ce mal terrible en sauvant tous les hommes du péché et de la mort éternelle. 

► Le Samedi Saint est un jour vécu dans la foi et l’espérance avec Marie, jour de silence et d’attente de la Résurrection. Au cours de la Veillée Pascale au soir du Samedi Saint, l’Église célèbre la victoire de Jésus sur la mort et le don de la Vie éternelle qu’il fait à tous ceux qui croient en lui. C’est la célébration la plus importante de toute l’année chrétienne : elle est marquée par la bénédiction du feu nouveau qui dissipe les ténèbres de la mort, par une longue liturgie de la Parole qui rappelle le projet éternel de Dieu pour l’humanité et des baptêmes d’adultes sont souvent célébrés. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui. Dès lors l’Alléluia, chant par excellence de l’émerveillement, de l’action de grâce et de la joie va ponctuer toutes les célébrations. 

« Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant » : la parole de l’ange devant le tombeau vide retentit durant tout le temps pascal (jusqu’à la Pentecôte). Croire, c’est croire en la résurrection de Jésus. 

Qu’à la fin de ce carême, nous soyons affermis dans la foi, gardant un visage de ressuscités. 

Abbé Eric Schneider + 

SEMER LA BONNE NOUVELLE 

Seigneur, tu es le Semeur de Vie, 

Par ta Parole donnée à tous les vivants. 

Seigneur, tu es le Semeur de Tendresse, 

Par ta Parole reçue dans le coeur des hommes. 

Seigneur, tu es le Semeur de Courage, 

Par ta Parole qui germe sur le chemin de notre vie.

 

Seigneur, tu es le Semeur d’Entraide, 

Par ta Parole qui nous aide à porter beaucoup de fruits.

 

Seigneur, tu es le Semeur de Foi, 

Par ta Parole qui nous fait témoigner de ton amour 

Saint Fiacre 

C’est le peuple de ceux qui nous attendent et nous espèrent dans la ferveur de leur amour.

La fête de la Toussaint nous rappelle que nous sommes membres de cette foule immense des enfants de Dieu groupés autour de Jésus Christ ressuscité. Ce que nous contemplons alors dans la Foi, c’est le peuple de ceux qui nous attendent et nous espèrent dans la ferveur de leur amour.

 Il nous a été donné de vivre des moments de rencontre et de communion dans l’émerveillement, l’amour, la compassion. Ces moments ont illuminé nos vies et c’est à eux qu’il faut revenir si nous voulons découvrir les horizons que l’Eglise nous ouvre en nous introduisant à la communion des saints. Pour chacun de nous le bonheur est inséparable des visages de ceux que nous avons aimés, de ceux avec qui nous avons construit notre vie. Nous les avons aimés inachevés, marqués comme nous des faiblesses qu’ils essayaient pauvrement de dépasser. Nous les retrouverons accomplis, tels que Dieu n’a cessé de les voir dans son amour. Ils porteront les stigmates des blessures de leurs combats terrestres, comme le Christ ressuscité, et c’est à cela aussi que nous les reconnaîtrons, mais ils seront transfigurés par un amour qui ne pourra plus ni décevoir ni blesser, mais seulement épanouir et combler.

 C’est à ce rendez-vous que l’Eglise nous invite en nous appelant à vivre dès maintenant dans la communion des saints. Elle est, par-delà l’histoire et le temps, ce peuple qui vit en communion avec l’humanité sauvée. Dans sa prière et sa liturgie, elle nous convie à retrouver dans le Christ la foule immense de ceux qui ont partagé nos chemins et qui nous y accompagnent aujourd’hui, vainqueurs avec le Christ, mais toujours à nos côtés. Espérance pour notre avenir, la communion des saints est déjà lumière pour notre présent. Nos relations humaines sont ce qu’elles sont, mais dans la foi, nous pouvons nous sentir embarqués dans cette aventure étonnante d’être membre d’un peuple saint. Nous avons le réconfort et la joie de pouvoir unir notre prière et nos pauvres efforts à ceux des anges et des saints.

Au-delà de ces faiblesses et des épreuves qui jalonnent son pèlerinage, l’Eglise est cette communion des saints qui enjambe notre histoire temporelle pour nous faire vivre déjà dans la familiarité de la Jérusalem d’en haut. C’est une dimension importante de notre vie ecclésiale trop souvent oubliée. Vivre ensemble l’espérance chrétienne donne à nos existences une dimension d’éternité en nous ouvrant déjà à la communion des saints. Heureux sommes-nous si nous savons trouver dans cette familiarité entière des enfants de Dieu la force et le courage pour affronter les épreuves quotidiennes.

 

 Laissons l’Esprit graver en nous cette vision de la communion à laquelle nous participons déjà pour qu’elle soutienne notre espérance. 

Abbé Eric Schneider

LE TRIDUUM PASCAL… c’est quoi ?

Du 13 avril au 20 avril 2025, l’Église célèbre l’entrée triomphale du Christ dans Jérusalem, son dernier repas, sa Passion, sa mort et sa Résurrection au cours des célébrations du Jeudi saint, du Vendredi saint et de la vigile de Pâques. De nombreux chemins de Croix auront lieu dans notre diocèse de Metz, sur l’archiprêtré d’Hagondange et sur notre Communauté de Paroisses Notre-Dame des Anges du Ninguert.

155 adultes seront baptisés pendant la nuit de Pâques dans notre diocèse. Ils seront également confirmés et recevront la communion pour la première fois.

Le Triduum Pascal est le sommet de toute l’année liturgique. « Triduum » est un mot latin qui signifie trois jours. Il commence avec la célébration de la Cène le Jeudi Saint et s’achève avec les Vêpres du jour de Pâques :

 ► C’est au cours de la messe du soir du Jeudi Saint que l’Église fait mémoire de l’institution de l’Eucharistie quand Jésus prononce ces paroles sur le pain et le vin : « Ceci est mon Corps livré pour vous, ceci est mon Sang versé pour vous  ». Et en ajoutant : « Faites ceci en mémoire de moi. », il institue le sacerdoce des prêtres. L’Évangile de cette messe est celui du lavement des pieds qui montre de quelle manière Jésus est « Maître et Seigneur ».

 ► Le Vendredi Saint nous fait contempler l’Amour en son expression la plus parfaite : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis !  ». Le chemin de la Croix et l’office de la Passion mettent devant nos yeux le péché de l’homme qui rejette son Dieu en le mettant à mort. Mais c’est au moment même où il meurt que Jésus révèle la Toute Puissance de l’Amour de Dieu : un Amour capable de tirer du bien de ce mal terrible en sauvant tous les hommes du péché et de la mort éternelle.

 ► Le Samedi Saint est un jour vécu dans la foi et l’espérance avec Marie, jour de silence et d’attente de la Résurrection. Au cours de la Veillée Pascale au soir du Samedi Saint, l’Église célèbre la victoire de Jésus sur la mort et le don de la Vie éternelle qu’il fait à tous ceux qui croient en lui. C’est la célébration la plus importante de toute l’année chrétienne : elle est marquée par la bénédiction du feu nouveau qui dissipe les ténèbres de la mort, par une longue liturgie de la Parole qui rappelle le projet éternel de Dieu pour l’humanité et des baptêmes d’adultes sont souvent célébrés. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort, et nous avec lui. Dès lors l’Alléluia, chant par excellence de l’émerveillement, de l’action de grâce et de la joie va ponctuer toutes les célébrations.

« Ne cherchez pas parmi les morts celui qui est vivant » : la parole de l’ange devant le tombeau vide retentit durant tout le temps pascal (jusqu’à la Pentecôte). Croire, c’est croire en la résurrection de Jésus.

Qu’à la fin de ce carême, nous soyons affermis dans la foi,
gardant un visage de ressuscités.

Abbé Eric Schneider  

UN CARÊME D’ESPÉRANCE

 

Nous continuons comme pèlerins d'Espérance notre année liturgique. Une nouvelle page de celle-ci va s'ouvrir avec cette période de préparation à la fête de toutes les fêtes chrétiennes : Pâques, où le Christ est ressuscité.

 

Cette victoire du Christ sur la mort et le mal est la source de notre Espérance. Ce chemin du carême, chemin de conversion, nous le vivrons à travers le jeûne, la prière et l'aumône. Nous porterons particulièrement dans nos prières tous ces enfants, ces jeunes, ces adultes de nos communautés qui recevront le baptême lors de la veillée Pascale. Durant ce cheminement, nous aurons à vivre des temps de pause, de ressourcement, afin de nous remettre face à nous-même, aux autres, à la création, à Dieu. Où en suis-je dans toutes ces relations ?

 

Cette année jubilaire est l'occasion qui nous est donnée pour vivre une démarche de pardon, pour recevoir le sacrement du pardon. « La Réconciliation sacramentelle n’est pas seulement une belle opportunité spirituelle, mais elle représente une étape décisive, essentielle et indispensable sur le chemin de foi de chaque personne. C’est là que nous permettons au Seigneur de détruire nos péchés, de guérir nos cœurs, de nous élever et de nous étreindre, de nous faire connaître son visage tendre et compatissant. (…) Pardonner ne change pas le passé et ne peut modifier ce qui s’est déjà passé. Mais le pardon permet de changer l’avenir et de vivre différemment, sans rancune, sans ressentiment et sans vengeance. L’avenir éclairé par le pardon permet de lire le passé avec des yeux différents, plus sereins, même s’ils sont encore embués de larmes ». (« L'espérance ne déçoit pas », n°23)

 

Que ce temps du carême, nous aide à regarder l’avenir avec Espérance, cette Espérance qui s'enracine dans le cœur aimant de Dieu, en vivant de véritables temps de partage, de soutien envers les plus pauvres, envers les associations que nous soutiendrons à travers les diverses actions qui seront mises en place dans nos paroisses. Comme l'écrit Saint Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens « Nous nous souvenons que votre foi est active, que votre charité se donne de la peine, que votre espérance tien bon en notre Seigneur Jésus Christ ». (1 Th1,3).

 

En ce temps de Carême, n’oublie pas de jeûner !

Arrête de juger les autres,

Découvre le Christ qui vit en eux !

Interdis-toi les paroles blessantes

Remplis-toi des mots qui guérissent !

Ôte le mécontentement de ton cœur,

Remplis-toi de gratitude !

Fais le jeûne des colères

Remplis-toi de patience !

Oublie le pessimisme,

Remplis-toi de l’espérance en Jésus !

Fais le jeûne des soucis,

Remplis-toi de confiance en Dieu !

Arrête de te plaindre,

Goûte plutôt à la merveille de la vie !

Fais le jeûne de rancune,

Et remplis-toi de pardon !

Ne te donne pas trop d’importance,

Regarde les autres,

Vois la beauté qui est en eux !

Jeûne ainsi…..

Ton jeûne sera agréable à Dieu !

 

Abbé Eric Schneider

Se laisser scruter par Dieu 

Non, il ne s’agit pas d’élections anticipées … Il s’agit des catéchumènes, désormais Appelés au baptême.

Les scrutins sont « célébrés solennellement le dimanche », dit le Rituel de l’Initiation chrétienne des adultes (RICA) et « ils ont un double but : faire apparaître dans le cœur de ceux qui sont appelés ce qu’il y a de faible, de malade, de mauvais, pour le guérir, et ce qu’il y a de bon et de saint, pour l’affermir ». Si ce sont là des ‘scrutins’, c’est parce qu’il ne s’agit pas d’abord d’exercices d’introspection personnelle, mais d’une attitude de confiance et d’ouverture du cœur à l’Esprit de Dieu pour qu’il travaille ‘en ligne directe’ si l’on peut dire le cœur de ceux qui, de candidats au baptême, sont devenus des Appelés au baptême en remettant ainsi désormais leur sort entre les mains du Seigneur dans l’accompagnement de la communauté chrétienne.

Guérir et affermir, dit le rituel : Se disposer, sous l’Œil miséricordieux du Père des Cieux, à laisser mourir en son cœur ce qui nous tire vers le miroitement des plaisirs du ‘monde’ et nous enchaîne dans les convoitises du péché, du refus de Dieu, de l’incroyance, de l’oubli des frères et sœurs…. Affermir la confiance et l’abandon entre les mains de Celui que nous pouvons appeler Notre Père et affermir la marche en disciple du Christ à la lumière de l’Évangile.

Ces scrutins sont célébrés au cours des « messes de scrutins », et en présence de la communauté chrétienne les 3ème, 4ème et 5ème dimanche de Carême (concrètement dans notre communauté à la messe anticipée des familles du samedi 22 mars à 18h à l’église Saint Jacques le Majeur d’Hagondange cité ; le dimanche 30 mars à 10h 30 à l’église Cœur Immaculé de Marie d’ Hagondange centre ; le dimanche 6 avril à 10h30 à l’église Jésus ouvrier de Talange).

La communauté chrétienne est ainsi invitée à porter les 7 jeunes-adultes Appelés : Alexia, Anthony, Eva, Julia, Larissa, Louna et Maxime  par la prière et par la conversion qui est pour tous une déprise de soi-même pour se laisser scruter par Dieu afin qu’il fasse en nous la vérité et nous renouvelle dans notre vocation de disciples du Seigneur Jésus. Pour tous - nous était-il rappelé à la messe des Cendres - , la vraie liberté est toujours un combat contre ce qui nous rend esclaves. Un combat intérieur, mais surtout le travail de la grâce en nous, car Dieu nous veut vraiment libre.

Ainsi, Dieu œuvre au plus profond des cœurs et il accompagne fidèlement le cheminement de chaque catéchumène.

En accompagnant communautairement les catéchumènes durant ces scrutins à venir, ils réveillent notre propre appel à la conversion.

Abbé Eric Schneider

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