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Editorial

« Dans les pas du Christ… avec Léon XIV à Metz ! »

 

Il y a des paroles de Jésus qui consolent. Et puis il y en a qui nous déplacent : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive. » Pierre voudrait bien suivre Jésus… mais pas jusqu’à la Croix ! Il rêve d’un chemin plus facile. Jésus lui répond alors : « Passe derrière moi ! » Comme pour lui rappeler sa juste place : non pas devant le Christ pour lui indiquer la route, mais derrière Lui, pour se laisser conduire.

 

Cette parole résonne particulièrement alors que notre diocèse s’apprête à vivre un événement exceptionnel : le 28 septembre prochain, le pape Léon XIV viendra à Metz. Un Pape chez nous !

 

Sa venue sera bien sûr un moment de joie et de communion. Mais elle peut être davantage encore : une invitation à nous remettre en marche. Le successeur de Pierre ne vient pas seulement pour être vu ou applaudi. Il vient confirmer ses frères et sœurs dans la foi, encourager notre Église et réveiller en nous le désir de l’Évangile. Et nous en avons besoin !

 

Nos paroisses changent. Certaines habitudes disparaissent, les générations se renouvellent. Mais quelque chose de neuf apparaît aussi : des adultes demandent le baptême, des « recommençants » reviennent vers l’Église, des hommes et des femmes cherchent Dieu autrement. Quelque chose est en train de naître.

 

Marcher derrière le Christ, aujourd’hui, c’est peut-être accepter de nous laisser surprendre. Accueillir celui qui arrive sans connaître tous nos codes. Écouter avant d’expliquer. Ouvrir une porte plutôt que protéger nos habitudes. Et remplacer parfois notre fameux « on a toujours fait comme ça » par une question toute simple : « Seigneur, où veux-tu nous conduire maintenant ? »

 

Alors préparons la venue du pape Léon XIV, non seulement dans nos agendas, mais surtout dans nos cœurs. Le 28 septembre sera une fête. Mais le plus important commencera peut-être le 29 : lorsque nous retournerons dans nos familles, nos quartiers et nos communautés avec une espérance renouvelée et le désir d’être davantage missionnaires. Car Jésus ne nous demande pas d’abord de réussir. Il nous dit simplement :

« Viens. Marche derrière moi. »

Et si la venue du successeur de Pierre à Metz nous aidait, tout simplement, à remettre nos pas dans ceux du Christ ?

 

Abbé Eric Schneider

White Structure

Paroissiennes et Paroissiens,

 

En humanité, nous célébrons la fête des pères ce 21 juin. Bonne fête donc à tous les papas et futurs papas. La paternité que vous assumez généreusement vient de Dieu de qui toute chose trouve son origine. Il est Abba-Père (Mc14, 13) parce que créateur, éducateur et protecteur de tout le genre humain. Puisse tous les papas trouver en lui la sagesse et la force nécessaire pour assumer leur rôle de paternité dans les familles, à l’image de saint Joseph.

Oui, Malgré les fortes températures, la chaleur et les différentes contraintes climatiques de l’été, la foi fait son chemin et nous invite à témoigner. Malgré les fatigues et les différentes peines dont nous nous confrontons (questions de fin de vie, décès, maladie, chagrin et déception…) nous continuons de marcher avec le Père. Eh bien, sa Parole nous donne de l’assurance : « même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Soyez donc sans crainte, vous valez bien plus qu’une multitude de moineaux » (Mt10, 30.31). Frères et sœurs, dans l’espérance, déclarons-nous pour Dieu, en tout temps, devant ces réalités existentielles, car il les porte avec nous et nous procure le repos. Laissons-nous toucher par ces belles paroles : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos» (Mt11, 28).

Par ailleurs, à l’appel de la conférence des évêques de France, nous sommes tous invités à penser à la protection et au respect de la dignité de la vie humaine, alors que la proposition de loi sur la fin de vie revient pour une troisième lecture à l’assemblée nationale. Portons en prière la voix des évêques qui rappellent sans cesse « qu’on ne prend pas soin de la vie en y mettant un terme mais en l’accompagnant avec attention, jusqu’au bout » (Message de CEF).

                                                                                                  Célestin Obounovi

« Quand arriva le jour de la Pentecôte, au terme des cinquante jours, ils se trouvaient réunis tous ensemble. Soudain un bruit survint du ciel comme un violent coup de vent : la maison où ils étaient assis en fut remplie tout entière. Alors leur apparurent des langues qu’on aurait dites de feu, qui se partageaient, et il s’en posa une sur chacun d’eux. Tous furent remplis d’Esprit Saint. » (Ac2, 1-4)

Paroissiennes et paroissiens,

Cinquante jours après Pâques, c’est cet événement qui s’est produit, d’où le nom pentêkostê (mot grec signifiant « cinquantième »). La Tradition retient que c’est le jour qui a vu naître l’Eglise, parce que ce jour-là, les apôtres, jusque-là encore marqués par la peur et l’incertitude après l’Ascension du Christ, reçoivent une force nouvelle pour sortir et aller en mission. Ainsi comme l’avait promis le Christ : «  Vous allez recevoir une force quand le Saint-Esprit viendra sur vous ; vous serez alors mes témoins. » (Ac1, 8). Effectivement, ils ont reçu les dons de sagesse, d’intelligence, de science, de force, de conseil, de piété et de crainte de Dieu.

Impressionnant ! Ce jour-là, l’Esprit Saint n’a pas tenu compte du niveau d’instruction ou de diplômes, d’âges ou de la famille, de qualités ou de défauts, pour se donner à chacun des disciples et à le rendre capable d’être missionnaire. Ils ont reçu le même Esprit. Aujourd’hui, l’Esprit se situe dans la même perspective. Il se donne de la même manière à chaque baptisé et confirmé. Alors, il n’y aurait pas de raison de ne pas vivre la mission, c’est-à-dire témoigner de l’amour de Dieu dans le monde.  Oui, nous sommes un peuple missionnaire !

O Seigneur ! Envoie ton Esprit Saint, Qu’il renouvelle la face de la Terre. Et, qu’il nous donne la force d’aimer, le courage de témoigner, la capacité de pardonner, la paix intérieure et l’espérance dans les épreuves.

 

Abbé Célestin Obounovi

Pink Sugar
« Celui qui me mange vivra par moi »

Chers amis,

Nous savons tous ce que signifie avoir faim. La faim du corps, bien sûr. Mais aussi cette autre faim, plus profonde : faim d’être aimé, faim de paix, faim de sens, faim d’espérance lorsque la vie devient lourde ou incertaine.

Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus vient répondre à cette faim intérieure. Il ne nous offre pas seulement une parole réconfortante ou un enseignement admirable. Il se donne lui-même : « Moi, je suis le pain vivant descendu du ciel. »

L’Eucharistie est le cœur battant de notre foi. À chaque messe, le Christ ne nous donne pas quelque chose de lui ; il nous donne toute sa personne. Il vient habiter notre pauvreté, rejoindre nos fatigues, porter nos blessures et nourrir notre espérance.

Nous vivons dans un monde où beaucoup de choses passent rapidement : les succès, les émotions, les certitudes humaines. Jésus, lui, nous offre une nourriture qui demeure. Celui qui reçoit le Corps du Christ reçoit une force nouvelle pour aimer, pardonner, servir et continuer sa route malgré les épreuves.

 

Lorsque nous avançons vers l’autel, nous ne sommes pas simplement des individus venus accomplir un rite. Nous devenons un seul peuple, une seule famille. Le même Pain fait de nous des frères et des sœurs. L’Eucharistie nous rassemble et nous envoie : elle nourrit notre communion avec Dieu pour faire grandir notre communion entre nous.

Dans quelques jours ou quelques semaines, certains partiront en vacances, d’autres poursuivront leurs activités habituelles, d’autres encore traverseront des moments plus difficiles. Quel que soit notre chemin, gardons cette certitude : le Seigneur marche avec nous. Il demeure en celui qui l’accueille avec foi.

Que chaque célébration eucharistique soit pour notre communauté paroissiale une rencontre vivante avec le Christ, Pain de Vie. Qu’en recevant son Corps, nous apprenions à devenir nous-mêmes un peu plus pain partagé pour nos frères, présence fraternelle pour les plus fragiles et témoins de l’espérance qui ne déçoit jamais.

« Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui. »

Belle fête du Corps et du Sang du Christ à chacun de vous.

Abbé Eric Schneider

“Je ne vous laisserai pas orphelins” (Jn 14, 18) 

Il y a des paroles de Jésus qui viennent toucher une corde très profonde en nous. « Je ne vous laisserai pas orphelins. » Qui n’a jamais fait l’expérience, un jour ou l’autre, d’une forme d’absence, de solitude, de décalage avec le monde qui l’entoure ? Dans cet Évangile de saint Jean, Jésus ne promet pas une vie sans épreuves, mais une présence fidèle : celle de l’Esprit, le Défenseur. 

Cet Esprit, Jésus le nomme « Esprit de vérité ». Il ne s’impose pas, il ne fait pas de bruit, mais il habite le coeur de celui qui aime. Car tout part de là : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. » Aimer le Christ, ce n’est pas d’abord accomplir des choses extraordinaires ; c’est laisser sa Parole prendre chair dans notre vie quotidienne, dans nos relations, dans nos choix parfois simples mais décisifs. 

Nous pourrions être tentés de chercher Dieu loin, dans des signes éclatants ou des certitudes visibles. Or Jésus nous dit : « Il demeure auprès de vous, et il sera en vous. » La foi chrétienne n’est pas une nostalgie d’un Dieu absent, mais la découverte progressive d’une présence intérieure. L’Esprit Saint fait de chacun de nous une demeure de Dieu. 

Alors, au coeur de nos activités paroissiales, de nos engagements, de nos fragilités aussi, une question peut nous habiter : laissons-nous vraiment l’Esprit de Dieu demeurer en nous ? Lui donnons-nous la place pour éclairer nos décisions, apaiser nos peurs, ouvrir nos coeurs ? 

En ces jours où nous avançons vers la Pentecôte, accueillons cette promesse comme une bonne nouvelle pour aujourd’hui : nous ne sommes pas seuls. Le Christ est vivant, et son Esprit travaille en nous, souvent discrètement, mais toujours fidèlement. Puissions-nous devenir, pour ceux que nous rencontrons, des témoins de cette présence : non pas des chrétiens parfaits, mais des hommes et des femmes habités. 

« Je ne vous laisserai pas orphelins… je viens à vous. » 

Abbé Eric Schneider

Paroissiennes et Paroissiens,

Après la Résurrection du Christ, les textes liturgiques que nous méditons racontent en détail la vie de la première communauté chrétienne. Une communauté d’apôtres et disciples dont la vie était totalement consacrée à la mission. Ainsi, Pierre et Jean annoncent la Bonne Nouvelle et guérissent un boiteux (Cf. Ac. 3, 1-10) ; les sept diacres sont choisis et mis au service de la charité (Cf. Ac. 6) ; la mort d’Etienne entraine la dispersion et envoie providentiellement les disciples en mission, en dehors de Jérusalem (Cf. Ac. 7-8 ) ; de son côté, Paul entreprend plusieurs voyages pour fonder des Eglises en Asie Mineure, en Grèce et jusqu’à Rome. Avec dévouement et fidélité, tous ont vécu leur vocation de témoins du royaume du Christ Ressuscité. Mais, de tous les temps, Dieu envoie des messagers. Nous en sommes aujourd’hui les heureux bénéficiaires.

C’est pourquoi, en ce quatrième dimanche de Pâques, appelé dimanche du Bon Pasteur, l’Eglise nous appelle à célébrer la 63ième  journée mondiale de prière pour les vocations. Et, dans son message adressé à l’Eglise Universelle, le Pape Léon XIV enseigne que : « vivre la vocation chrétienne, c’est vraiment participer à la vie du Christ, partager sa mission et rayonner de sa propre beauté ». Les Saints ont participé à cette beauté intérieure du Christ et ils ont rayonné. A notre époque, l’Eglise et le monde a plus que jamais besoin de cette beauté. Alors hommes et femmes, frères et sœurs pétris de différentes vocations, jeunes et adultes, soyons de vrais messagers de la paix et participons réellement et activement à l’œuvre de l’évangélisation ! Que la Prière et l’Ecoute de l’Unique Maître soit notre boussole.

Bon dimanche du Bon Pasteur et union de prière pour les vocations !

                                                                                                 Abbé Célestin Obounovi

 Dimanche de la Divine Miséricorde

« La paix soit avec vous » (Jn 20, 19) 

Les disciples sont enfermés, habités par la peur… et pourtant, Jésus vient. Il ne reproche pas, il ne condamne pas. Il se tient au milieu d’eux et dit : « La paix soit avec vous. » 

Voilà le coeur de la Divine Miséricorde : Dieu vient nous rejoindre là où nous sommes, avec nos doutes, nos blessures, nos portes fermées. 

Il montre ses mains et son côté : ses blessures deviennent source de paix. La miséricorde n’efface pas nos fragilités, elle les transforme en chemin de vie. 

Thomas, lui aussi, doute. Mais Jésus revient pour lui. Et de ce coeur hésitant jaillit une profession de foi : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » 

En ce temps pascal, des catéchumènes ont reçu le baptême. À travers eux, nous voyons que Dieu continue d’appeler, de relever, de faire renaître. 

Chers amis, cette parole est pour nous aujourd’hui : « Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » 

Accueillons la paix du Christ, laissons-nous rejoindre par sa miséricorde, et devenons, à notre tour, témoins de son amour sincère. 

Abbé Eric SCHNEIDER 

Hosanna au fils de David !
Bénis soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Hosanna au plus haut des cieux !

 

C’est le cantique majestueux que les foulent chantaient à la gloire de Jésus, le jour de son entrée triomphale à Jérusalem (Cf. Mt 21, 1-11). C’est pourquoi, au dimanche des rameaux, la Tradition de  L’Eglise invite tous les chrétiens à vivre liturgiquement le même événement. Selon les coutumes relatives aux différentes sociétés, le buis, le sapin, les germes de  palmiers, les branches de saules, les branches de houx, les feuilles de cocotiers…servent à proclamer magnifiquement la gloire du Christ.

Le dimanche des rameaux commémore deux événements : d’une part l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem ; d’autre part, la passion du Christ, sa mort sur la croix et sa mise au tombeau, d’où le nom actuel de « célébration des rameaux et de la Passion ». C’est un moment prophétique qui ravive d’ors et déjà l’espérance en la Résurrection : Oui le Christ entre à Jérusalem, il est arrêté, il est crucifié, il est mort, mais il ressuscite.

Les rameaux dont nous faisons usage sont des branches au feuillage vert. C’est une symbolique qui  rappelle que la vie demeure toujours aux côtés de l’homme qui croit. Lorsque nos branches de buis sont bénies, elles sont transformées en « sacramental » et deviennent objets sacrés, signes de la grâce. En réalité, c’est nos vies qui sont transformées et reverdies. Ainsi, frères et sœurs, vivons cet événement avec foi et espérance ! Le Christ refait toute chose nouvelle !

Bonne semaine sainte

Bonne montée vers Pâques

 

                                                                                                Abbé Célestin Obounovi

“Quand il revint, il voyait” (Jn 9)

L’Évangile de ce dimanche nous raconte la rencontre bouleversante entre Jésus et un homme aveugle de naissance. Par un geste simple – un peu de boue, une parole, un chemin à faire – Jésus lui ouvre les yeux. L’homme se lave à la piscine de Siloé… et quand il revient, il voit.

Ce récit est bien plus qu’un miracle : c’est une histoire de lumière. Car la vraie guérison ne concerne pas seulement les yeux, mais le cœur. Peu à peu, cet homme passe de l’obscurité à la lumière : d’abord il parle d’« un homme appelé Jésus », puis d’« un prophète », et enfin il s’écrie : « Je crois, Seigneur ! »

Le Carême est précisément ce chemin. Nous aussi, nous portons parfois des zones d’ombre : des habitudes, des blessures, des regards fermés sur Dieu, sur les autres, ou même sur nous-mêmes. Mais le Christ passe sur notre route. Il ne nous condamne pas : il nous rejoint là où nous sommes, avec notre pauvreté et notre fragilité, pour nous ouvrir à la lumière.

Il nous dit simplement : « Va te laver. » Autrement dit : fais un pas, mets-toi en route, laisse-toi rejoindre par la grâce. Dans la prière, dans la Parole de Dieu, dans le pardon reçu, le Seigneur continue aujourd’hui d’ouvrir les yeux de notre cœur.

Alors, en ce temps de Carême, demandons cette grâce : voir comme Dieu voit. Voir sa présence dans nos vies, reconnaître sa lumière au milieu du quotidien, et découvrir que, même dans nos fragilités, le Christ nous appelle à la foi.

Et peut-être pourrons-nous, nous aussi, dire simplement : « Je crois, Seigneur. »

Fraternellement.

Abbé Eric Schneider

Et si le carême était un chemin vers la Transfiguration !

Paroissiennes et Paroissiens,

L’année liturgique A nous offre la joie de contempler ce bel épisode de la transfiguration. Mathieu raconte qu’en ce jour-là, Jésus pris avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère. Il les amena à l’écart sur une haute montagne, et là, il fut transfiguré devant eux. Son visage devint brillant comme le soleil et ses vêtements, blancs comme la lumière. En présence de Moïse et d’Elie, la voix du Père se fit entendre : « celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je trouve ma joie : Ecoutez-le » (Cf. Mt17, 1-9).

Ce fut une révélation de la gloire de Dieu. Pierre, Jacques et Jean auraient souhaités continuer à profiter de ce moment agréable. Cependant, Jésus les faits descendre de la montagne, pour vivre d’abord le mystère pascal. En fait, c’était juste une théophanie, un avant-goût des fruits de la passion, mort et résurrection. Car, sans le mystère pascal, il n y a pas de contemplation réelle de la gloire de Dieu. C’est ainsi que le carême trouve pleinement son sens. 40 jours et 40 nuits offerts pour se dire : « Je ne vais pas me contenter des gloires fugaces. Je veux marcher plutôt vers la véritable gloire ». Les lumières, les joies, les plaisirs d’aujourd’hui sont indispensables. Mais ils sont aussi et surtout un appui pour marcher vers la grande, véritable et éternelle gloire de Dieu. Voudrais-tu aller plus loin ? Voici le carême, voici le temps favorable.

A travers l’écoute du Fils de Dieu, le jeûne, la prière et le partage, marchons vers la transfiguration pascale. Marchons également avec nos catéchumènes et confirmands qui, à travers les scrutins, se préparent à la transfiguration sacramentelle.

 

 

Abbé Célestin Obounovi

RÉCOLLECTION DE CARÊME 2026

Réveiller les forces de vie

Avec sainte Hildegarde de Bingen

« Je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. »
(Jean 10, 10)

 

Entrer en Carême, c’est accepter de traverser un désert.
Mais le désert biblique n’est jamais un lieu de mort. Il est l’espace où Dieu parle au cœur, où la vie se réveille, où ce qui semblait desséché peut refleurir.

 

Cette année, la récollection de Carême de la Communauté de paroisses Notre-Dame des Anges du Ninguert nous invite à entrer dans ce temps saint à la lumière de sainte Hildegarde de Bingen (1098–1179), femme prophétique, mystique, théologienne et médecin de l’âme.

Hildegarde parle d’une force vitale donnée par Dieu, qu’elle nomme viriditas : la verdeur, la sève, l’élan de vie qui traverse la création et irrigue l’être humain lorsque celui-ci demeure relié à sa Source.

 

Au cœur de nos fatigues, de nos dispersions, parfois de nos blessures intérieures, le Christ se tient là, comme source de vie abondante.
Le Carême n’est pas d’abord un effort moral, mais une œuvre de Dieu en nous, à condition de Lui ouvrir l’espace de notre cœur.

 

Durant ce week-end de récollection, nous prendrons le temps :

  • de reconnaître ce qui, en nous, est fatigué ou asséché,

  • d’accueillir à nouveau la force de vie du Christ,

  • d’entrer dans le Carême comme un chemin de guérison, d’unification et de renaissance intérieure.

 

Que ce temps soit pour chacun un passage du dessèchement à la verdeur, de l’épuisement à la vie reçue et donnée.

 

« L’âme de l’homme est de nature verdoyante. »
(Sainte Hildegarde de Bingen)

 

Abbé Eric SCHNEIDER

DÉROULEMENT DU WEEK-END SPIRITUEL

Samedi 28 février 2026 – Entrer dans le chemin

📍 Mondelange – église Saint-Maximin (27 rue de l’église)

  • 14h30 : Accueil fraternel – musique douce – entrée dans le silence. Introduction au WE spirituel

  • 15h00 : Prière d’ouverture & invocation de l’Esprit Saint

  • 15h30 : Enseignement 1 : « Quand la vie s’éteint : reconnaître les forces blessées » + partage en carrefours

  • 16h15 : Temps personnel de silence et de prière

  • Pause

  • 16h30 : Enseignement 2 : « La viriditas : la force de vie selon Dieu » + partage en carrefours

  • Prière méditative & silence

  • 18h00 à 19h00 : Veillée de Prière Taizé

Dimanche 1er mars 2026 – Choisir la vie

📍 Mondelange – église Saint-Maximin (27 rue de l’église)

  • 9h00 : Messe : « Choisis donc la vie, afin que tu vives. » (Deutéronome 30, 19)

  • 10h30 : Enseignement 3 : « Le combat spirituel : protéger la force de vie »

    • Temps d’intériorité

  • 11h15 : Enseignement 4 : « Devenir gardiens de la vie reçue »

  • Atelier spirituel : Mon chemin de Carême

  • 12h00 : Prière finale et verre de l’amitié autours de quelques recettes hildegardiennes.

ÉDITO : « Eh bien ! moi, je vous dis… »  (Mt 5, 17-37)

Frères et sœurs, l’Évangile de ce dimanche nous fait entrer dans une parole exigeante et lumineuse. Jésus ne vient pas abolir la Loi, mais l’accomplir. Et cet accomplissement ne se fait pas d’abord dans l’apparence extérieure, mais dans le secret du cœur.

Car Jésus déplace tout : il ne s’agit plus seulement d’éviter le meurtre, mais de combattre la colère et le mépris ; il ne s’agit plus seulement d’éviter l’adultère, mais de purifier le regard ; il ne s’agit plus seulement de tenir un serment, mais de devenir une personne vraie, dont la parole est fiable et simple : « oui » ou « non ».

Le Christ nous révèle que la sainteté n’est pas une façade, mais une vérité intérieure. La justice qu’Il attend de nous ne se limite pas au respect de règles : elle devient une transformation du cœur.

Et c’est précisément cela, le Carême : non pas un temps de performances spirituelles, mais un temps de conversion. Non pas une saison de culpabilité, mais une saison de vérité. Un chemin où Dieu nous conduit plus loin, plus profond, plus vrai.

« Va d’abord te réconcilier avec ton frère… » dit Jésus. Avant même l’offrande, avant même la prière, le Seigneur nous appelle à remettre la paix au centre. Car un cœur divisé ne peut porter pleinement la joie de Dieu.

En entrant dans ce Carême, demandons la grâce d’une foi unifiée : une foi qui se voit dans les actes, mais qui commence dans le cœur ; une foi qui refuse le compromis avec le mal ; une foi qui choisit la vie, la vérité et la réconciliation.

Que ces semaines saintes soient pour chacun un passage : du cœur dur au cœur vivant, de la dispersion à l’unité, de la parole blessante à la parole qui bénit. Seigneur, fais grandir en nous la justice de ton Royaume.

Abbé Eric Schneider

Paroissiennes et Paroissiens,

Le mois de Février, comme à son habitude, est marqué par deux moments fondamentaux : le service des malades et le début du temps de carême.  Eh bien, ce temps nous exhorte à vivre de manière concrète la foi à travers l’apostolat des malades mais aussi et surtout à faire un pas de plus dans notre élan de prière, de jeune et de partage. Pour nous y introduire, la providence nous propose ce dimanche, premier jour du mois, l’évangile des béatitudes, texte qui pour le pape François se révèle être « la carte d’identité du chrétien ». Une carte qui fait traverser la frontière des peines et du malheur pour accéder au monde des joies et du bonheur avec Dieu. Oui ! Avec les béatitudes on est motivé et on a le courage d’avancer.

Alors, Heureux êtes-vous, paroissiennes et paroissiens, hommes et femmes de bonne volonté. Heureux, vous qui, de tout cœur venez en aide aux pauvres, tel le bon samaritain. Heureux, vous qui vous occupez des personnes seules, malades et âgées, vous qui écoutez et regardez avec amour les esseulés. Heureux, vous qui, au risque de votre vie, affirmez inlassablement les droits de la personne humaine, surtout des plus faibles, vous qui combattez l’injustice et qui opposez la douceur et la patience à l’oppression, à la répression, la brutalité et la violence. Heureux, vous qui travaillez nuit et jour pour améliorer le climat social et qui répandez partout la charité dans la simplicité et la discrétion. Heureux, vous qui prenez le modèle de la paternité de Dieu pour accompagner les enfants. Heureux, vous enfants, jeunes, adultes, personnes âgées, qui semez et récoltez la paix autour de vous. Heureux êtes-vous si vous n’abandonnez pas de vivre les béatitudes malgré la persécution subie dans votre environnement. Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse car vous êtes les flambeaux de nos communautés et du monde ; votre récompense est grande dans les cieux.

Ambassadeur et Ambassadrice du Seigneur, prend soin de la charte des béatitudes !

Abbé Célestin Obounovi

Choisir la vie, jusqu’au bout

 

Depuis quelques mois, un débat important traverse notre société : celui de la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté. L’Église ne peut rester silencieuse face à une question qui touche au cœur même de la dignité humaine.

 

Affirmer notre attachement à la vie, de son commencement jusqu’à sa fin naturelle, n’est pas une position idéologique. C’est un choix profondément humain, enraciné dans l’Évangile et dans une conviction simple : toute vie a une valeur, même fragile, même blessée, même dépendante.

 

La tentation peut être grande, face à la souffrance, de penser que la mort serait une solution. Pourtant, l’Église rappelle avec force que répondre à la souffrance ne signifie jamais supprimer celui qui souffre. La vraie réponse, c’est l’accompagnement, la présence, la compassion, le soin.

 

Les soins palliatifs en sont un témoignage lumineux. Ils montrent qu’il est possible de soulager les douleurs, d’apaiser les angoisses, de respecter la personne jusqu’au bout, sans jamais provoquer la mort. Ils affirment que la dignité ne se mesure pas à l’autonomie ou à la performance, mais à l’amour reçu et donné.

 

Dire non à l’euthanasie, ce n’est pas refuser la liberté. C’est refuser qu’une société propose la mort comme réponse à la vulnérabilité. C’est choisir d’être une communauté qui protège les plus fragiles, qui ne laisse personne seul, qui croit que chaque vie mérite d’être accompagnée, jamais éliminée.

 

Comme chrétiens, nous sommes appelés à ne pas rester silencieux. Avec respect, avec douceur, mais avec conviction, affirmons notre attachement à la dignité de toute vie humaine. Et engageons-nous, chacun à notre place, à être des artisans de présence, de soin et d’espérance.

 

« J’étais malade, et vous m’avez visité » (Mt 25,36)

 

Abbe Eric Schneider

Curé-Archiprêtre

« De l’étoile au chemin »

 

Chers paroissiens,

 

L’Évangile de l’Épiphanie nous met en route avec des hommes étonnants : des mages venus d’Orient, étrangers au peuple d’Israël, chercheurs de sens, attentifs aux signes du ciel. Ils n’ont ni la Loi de Moïse ni les prophètes, mais ils ont un cœur ouvert, capable de se laisser déplacer. Ils ont vu une étoile.
Et ils ont osé la suivre.

 

L’Épiphanie nous rappelle que Dieu se laisse trouver par ceux qui le cherchent, même de loin, même autrement. Les catéchumènes dans nos paroisses en sont bien le « signe » ! Le Christ, dès sa naissance, attire à lui des hommes venus d’ailleurs : la lumière de Dieu déborde toutes les frontières.

 

Face aux mages, deux attitudes se révèlent. Il y a Hérode, inquiet, bouleversé,  inquiet de perdre son pouvoir. Et il y a les mages, remplis de joie, prêts à se mettre à genoux devant un enfant. L’Évangile nous pose discrètement la question : quelle attitude habitera notre cœur cette année ? La peur de perdre, ou la joie de rencontrer ?

 

Arrivés auprès de l’enfant, les mages offrent leurs présents : l’or, l’encens et la myrrhe. Ils donnent ce qu’ils ont de plus précieux, mais surtout, ils donnent leur adoration. Car devant Jésus, ce n’est pas seulement un enfant qu’ils reconnaissent, mais un Roi humble, un Dieu proche, un Sauveur offert. Et cela a changé quelque chose en eux. La lumière n’est plus devant eux, dans le ciel. Elle est désormais au-dedans. La lumière prend une autre forme : celle du discernement, de l’écoute intérieure, de la conscience éclairée. Ce n’est plus une foi portée par des signes visibles, mais une foi portée par une rencontre.

 

Et puis, détail essentiel : « Avertis en songe, ils repartirent par un autre chemin. » Rencontrer le Christ ne laisse jamais identiques. L’Épiphanie nous invite à accepter d’être transformés, à changer de chemin, à laisser la lumière de Dieu éclairer autrement notre manière de vivre, de croire, d’aimer.

En ce temps de l’Épiphanie, demandons la grâce d’être, à notre tour, des hommes et des femmes en marche, attentifs aux étoiles que Dieu place sur nos routes, et prêts à nous laisser conduire jusqu’à Lui.

Abbé Eric Schneider

La Paix du Christ 

« Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’Il aime. » (Lc 2,14) 

Dans la nuit de Noël retentit une annonce qui traverse les siècles : la paix est donnée. Non pas une paix fabriquée par l’homme, fragile et souvent éphémère, mais la Paix du Christ – Pax Christi, offerte au monde lorsque Dieu se fait enfant. 

À Bethléem, Dieu ne choisit ni la puissance ni le spectaculaire. Il vient dans le silence d’une nuit, dans la pauvreté d’une mangeoire, dans la fragilité d’un nouveau-né. Et pourtant, c’est là que naît la paix véritable : une paix qui ne nie pas les épreuves, mais qui habite le coeur de l’homme lorsqu’il se sait aimé et sauvé. 

En ce Noël 2025, notre monde demeure marqué par les conflits, les tensions, les peurs, mais aussi par tant de solitudes et de blessures invisibles. Nos familles, nos vies personnelles, nos communautés n’en sont pas épargnées. Et c’est précisément là que le Christ vient naître encore aujourd’hui : au coeur de nos nuits, pour y faire lever une lumière qui ne s’éteint pas. 

La Pax Christi n’est pas seulement une paix à recevoir pour soi. Elle est une paix à accueillir pour la laisser rayonner. Celui qui rencontre le Christ ne peut garder pour lui seul ce don : il devient, humblement, porteur de paix. 

Noël est donc aussi un appel missionnaire. Dans un monde souvent fatigué des discours, mais avide de sens, le Christ nous envoie non pour convaincre, mais pour témoigner. Témoigner par des gestes simples, par une écoute, par une présence fraternelle, par une parole de réconciliation, par une main tendue. 

Peut-être, en ces jours de Noël, une personne franchira-t-elle la porte de l’église avec hésitation, par tradition ou par besoin intérieur. Qu’elle puisse y trouver un visage accueillant, une communauté fraternelle, un espace de paix. Car la mission commence souvent ainsi : par une paix reçue et reconnue. 

En ce temps de Noël, que chacun puisse entendre cet appel : accueillir la Paix du Christ dans sa vie, et devenir, à où il est, artisan de paix, disciple-missionnaire à la suite de l’Enfant de la crèche. 

Pax Christi. Que la paix du Christ habite vos coeurs, vos familles, et qu’elle rayonne bien au-delà de nos églises. Joyeux et saint Noël à toutes et à tous. 

✠ Abbé Eric SCHNEIDER, 

votre curé-archiprêtre et frère dans la foi 

✠ Abbé Célestin OBOUNOVI, 

votre prêtre coopérateur et frère dans la foi 

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Marie, joie qui se lève au cœur de l’Avent

Frères et sœurs,

En ce dimanche du Gaudete (3eme dimanche de l’Avent, 14 décembre), l’Église ose une parole lumineuse au cœur même de l’attente : « Réjouissez-vous ! » Cette joie n’est pas un enthousiasme superficiel, mais la joie profonde de ceux qui savent que Dieu s’approche. Et nulle part cette proximité n’est plus évidente que dans la personne de Marie, humble jeune femme de Nazareth, devenue demeure du Verbe.

Marie est la première à accueillir la promesse. En elle, l’espérance prend chair. Elle avance dans la foi, souvent dans l’ombre, mais son cœur est habité d’une confiance qui illumine. Elle porte la joie avant même de la comprendre pleinement : la joie de Dieu qui vient rejoindre l’humanité.

En la contemplant en ce temps de l’Avent, nous redécouvrons que la vraie joie naît dans l’accueil : accueil de la Parole, accueil de l’autre, accueil de ce que Dieu veut faire en nous. Comme Marie, nous sommes invités à laisser Dieu ouvrir un chemin, parfois déroutant, mais toujours porteur de vie.

Que ce dimanche du Gaudete nous donne un cœur plus léger, plus disponible, plus confiant. Que Marie, Mère de l’Espérance, nous apprenne à dire chaque jour : « Que ta volonté soit faite en moi, Seigneur. »

Belle route vers Noël,
votre serviteur dans la joie de l’Évangile.

Abbé Eric Schneider

Édito paroissial

« Il parlait du sanctuaire de son corps » (Jn 2, 13-22)

 

Jésus entre dans le Temple de Jérusalem, lieu de la présence de Dieu. Mais ce qu’il y trouve l’attriste : le commerce, le bruit, les calculs ont envahi l’espace réservé à la rencontre et à la prière. Alors il bouscule, renverse, purifie. Non pas pour détruire, mais pour rendre à la Maison du Père sa véritable vocation : un lieu de communion, de foi et de louange.

 

Cette scène, bien connue, nous interroge aujourd’hui. Nos églises, nos communautés, nos paroisses ne risquent-elles pas parfois d’oublier leur cœur ? Nous avons tant d’activités, de réunions, de structures… mais parfois, le souffle de l’Esprit s’y fait discret. Le Seigneur vient purifier non seulement les pierres, mais surtout le sanctuaire intérieur de chacun, ce lieu sacré où Dieu veut demeurer.

 

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Jésus parlait du sanctuaire de son corps. Ces paroles sont prophétiques. Par sa mort et sa résurrection, Jésus inaugure un nouveau Temple : son propre corps, offert et glorifié. Depuis Pâques, le véritable sanctuaire est le corps du Christ ressuscité, et donc l’Église, son Corps vivant, formé de pierres humaines et spirituelles : nous !

 

Cette Parole nous appelle à revenir à l’essentiel :

  •   Que nos communautés soient d’abord des lieux de prière, de pardon et de fraternité ;

  •   Que nos services servent la mission et non l’inverse ;

  •   Que chaque baptisé découvre qu’il est temple de l’Esprit, habité et envoyé pour faire rayonner la présence du Christ dans le monde.

 

Oui, le Christ continue de purifier son Église, non pour la juger, mais pour la faire renaître dans la lumière de Pâques. Puissions-nous accueillir ce souffle nouveau !

 

Abbé Eric SCHNEIDER

 Nomination de 3 nouveaux chanoines titulaires

de la Cathédrale de Metz, 

par Mgr Philippe BALLOT 

Monseigneur Philippe BALLOT Archevêque-Évêque de Metz a nommé trois nouveaux chanoines titulaires de la Cathédrale de Metz, en date du 1er septembre 2025 : l’Abbé Sébastien KLAM, ancien Vicaire Général, l’Abbé Nicolas KLEIN, recteur du Grand Séminaire de Metz et moi-même, l’Abbé Jean-Louis BARTHELMÉ, curé de la Communauté de Paroisses Sainte Sérène du Billeron, définiteur de l’archiprêtré d’Hagondange et délégué épiscopal à l’oecuménisme et aux relations avec le judaïsme. 

C’est avec un très grand honneur que j’accueille cette nouvelle nomination et je partage cet honneur avec tous mes proches collaborateurs, laïcs, prêtres et diacres de notre archiprêtré. Je ne m’attendais pas du tout à cet appel, à cette noble et belle mission ! Beaucoup me demandent : mais c’est quoi un chanoine titulaire ? C’est quoi le chapitre de la cathédrale de Metz ? Voici quelques réponses à ces questions. 

Qu’est-ce qu’un chanoine titulaire de la cathédrale ? 

Un chanoine titulaire de la cathédrale est un membre du chapitre cathédral, c’est-à-dire un groupe de prêtres qui ont été choisis pour assurer certains services religieux et administratifs dans la cathédrale. 

Le Chapitre cathédral est un collège de prêtres. Ces prêtres sont appelés « chanoines ». Le mot « chanoine » vient du latin canonicus, qui signifie « régulier », en référence à la règle de vie commune et au respect d’un certain ordre ecclésiastique. La vie du chapitre est régie par des statuts validés par l’évêque diocésain. 

Pour rappel, la cathédrale est l’église de l’évêque qui y a son siège appelé « la cathèdre ». Au nom de l’évêque de Metz, qui est l’affectataire de ce lieu de culte en droit concordataire, les chanoines assurent l’accueil des visiteurs, des fidèles et des pèlerins, la prière des offices, le suivi des évènements patriotiques et culturels et, d’une manière générale, la gestion de la cathédrale en lien avec les services de l’État. 

La mission première du Chapitre est d’assurer, en l’église cathédrale, la permanence de la prière liturgique au nom du diocèse et pour lui. Il assiste l’évêque diocésain au cours des célébrations solennelles de l’année liturgique et des grands rassemblements diocésains. Il célèbre chaque jour l’office du matin, la messe capitulaire et l’heure de tierce. Il assure quotidiennement la célébration du sacrement de la réconciliation. 

Placé sous le patronage de l’apôtre saint Paul, le Chapitre peut comprendre jusqu’à huit prêtres incardinés dans le diocèse de Metz. Ils sont choisis et nommés par l’évêque diocésain, après consultation du Chapitre. Leur nomination est soumise à l’autorisation du préfet. Ils sont dénommés 

chanoines titulaires. Lorsqu’ils sont admis à la retraite, les chanoines titulaires deviennent chanoines d’honneur. 

Origine et histoire 

Le Chapitre de l’église cathédrale de Metz a été institué par saint Chrodegang, 37ième évêque de Metz (742-766). Supprimé le 24 août 1790, comme tous les chapitres cathédraux, par un décret de l’Assemblée constituante, il fut rétabli le 1er juillet 1802 par Mgr Pierre-François Bienaimé, 93ième évêque de Metz (1802-1806), les pouvoirs lui ayant été concédés par le cardinal-légat Caprara par décret du 9 avril 1802. 

La cathédrale n’a été église paroissiale et épiscopale, que de 1791 à 1802. 

En 1913, durant l’épiscopat de Mgr Willibrord Benzler, 98ième évêque de Metz (1901-1919), des statuts nouveaux sont promulgués. 

En 1994, Mgr Pierre Raffin, 102ième évêque de Metz (1987-2013), modifie les statuts en y intégrant la nouvelle législation canonique (canons 503 à 510 CIC) promulguée en 1983 par le pape saint Jean-Paul II. 

En 2021, Mgr Jean-Christophe Lagleize, 103ième évêque de Metz (2013-2021), modifie les statuts en reprécisant les différentes fonctions assumées par les chanoines. 

Le sceau du Chapitre reproduit le blason traditionnel « De gueule au dextrochère de carnation vêtu d’azur mouvant d’un nuage d’argent, tenant une épée haute d’argent garni d’or, accosté de deux cailloux d’or ». 

Le chapitre de la cathédrale de Metz a donc été fondé au cours du Moyen Âge. Il a contribué à façonner l’histoire religieuse et patrimoniale de la ville. Les chanoines étaient souvent issus de familles nobles ou influentes, ce qui leur conférait un rôle important dans la société messine. Leur présence est attestée depuis le haut Moyen Âge, et leur influence a perduré jusqu’à la Révolution française, qui a profondément modifié leur statut et leur organisation. 

En résumé, les chanoines de la cathédrale de Metz sont des prêtres investis dans la célébration des offices et la vie de la cathédrale. Ils perpétuent une tradition multiséculaire et contribuent à la vitalité spirituelle, pastorale et culturelle du diocèse de Metz. 

Cette nouvelle mission à laquelle notre évêque m’appelle, me fait entrer dans cette riche et longue histoire de la construction des pierres vivantes du diocèse de Metz. Je me réjouis de faire partie de ce chapitre renouvelé de la cathédrale de Metz où je retrouve des frères prêtres avec qui nous partageons une vraie fraternité sacerdotale et « chanoinesque ». En portant tous les jours la vie du diocèse dans notre prière, nous, les chanoines de la Cathédrale de Metz, comptons également sur vos prières pour nous aidés à rester fidèles dans cette noble tâche qui nous incombe. Un très grand merci à tous et que Dieu vous comble à chaque instant de ses grâces, de ses bienfaits et de ses bénédictions. 

Jean-Louis Barthelmé 

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Édito – « Revenir pour rendre grâce »

 

Il n’y a pas de foi sans gratitude !

Dans l’Evangile de Luc de ce dimanche (Lc 17, 11-19), dix hommes ont été guéris, mais un seul a été sauvé : celui qui a fait demi-tour pour revenir à Jésus, le Samaritain reconnaissant. Les neuf autres ont reçu le miracle… mais pas la rencontre.

 

La foi, c’est ce retour du cœur : savoir s’arrêter, revenir sur ses pas, reconnaître la présence de Dieu, et lui dire merci. C’est le mouvement même de l’Eucharistie : “Eucharistie” veut dire “action de grâce”. À chaque messe, le Seigneur nous purifie comme ces lépreux, mais il attend aussi que nous revenions vers Lui avec joie, avec reconnaissance, avec foi.

 

Et si nos paroisses, cette année, devenaient un peu comme ce Samaritain ? Des communautés qui savent revenir à l’essentiel, reconnaître les dons reçus, et rendre gloire à Dieu par leur manière de vivre. La conversion pastorale n’est pas d’abord une stratégie : c’est un retour vers le Christ vivant, un “merci” prononcé ensemble, un cœur qui s’ouvre à la lumière.

 

“Relève-toi et va, ta foi t’a sauvé.”

Ces mots que Jésus adresse au Samaritain, Il les adresse à chacun de nous. Ils sont un appel à la joie et à la mission : relevons-nous, marchons, rions, témoignons !

Et que nos vies, nos familles, nos paroisses deviennent des lieux où l’on sait encore s’émerveiller et dire : “Merci Seigneur, tu fais toutes choses nouvelles.”

Abbé Éric Schneider

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Chers paroissiens, chers amis, 

« Marchons ensemble à la suite du Christ : fraternels, priants et missionnaires. »

Cette phrase résume l’élan que nous voulons donner

à nos paroisses dans les mois qui viennent et les années à venir. 

Depuis plusieurs mois, notre communauté paroissiale s’interroge : Que souhaite Dieu pour nous aujourd’hui, ici et maintenant ? Cette question est au coeur d’une grande démarche que nous allons vivre ensemble : une conversion pastorale et missionnaire.

 

Qu’est-ce que cela veut dire ? C’est accepter de laisser l’Esprit Saint renouveler nos habitudes, nos manières de faire, pour que nos paroisses soient davantage vivantes, accueillantes, fraternelles et missionnaires. L’Église n’existe pas d’abord pour elle-même : elle existe pour annoncer la joie de l’Évangile et partager la lumière du Christ avec tous. 

À partir de cette nouvelle année pastorale qui s’ouvre, nous entrerons dans un chemin synodal paroissial. Cela signifie : marcher ensemble, écouter la Parole de Dieu, partager nos expériences, relire nos pratiques et discerner dans l’Esprit Saint ce qui nous est demandé pour aujourd’hui. Chaque baptisé y a sa place, car chacun est appelé à être disciple-missionnaire, porteur d’espérance et témoin de l’amour de Dieu. 

Le Baptême sera notre fil conducteur : baptisés et envoyés. C’est de cette source que jaillit notre mission commune

Je vous invite à porter dès aujourd’hui ce projet dans la prière, à ouvrir vos coeurs et à vous préparer à vivre cette belle aventure d’Église. Ensemble, nous laisserons l’Esprit Saint nous transformer et faire de nos paroisses des lieux où il fait bon croire, espérer et aimer. En communion fraternelle. Prenez soin de vous et des autres. 

Abbé Eric SCHNEIDER 

Curé-Archiprêtre 

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 « VIENS ET SUIS-MOI » 

Au dernier éditorial, notre Curé Eric Schneider nous souhaitait de très belles vacances avec ces merveilleuses paroles de Jésus : « venez à l’écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu » (Mc 6, 31). Dans ce verset, se trouve une précision qui n’est pas anodine : « un peu ». En effet, il s’agit de se reposer un peu et ensuite reprendre les activités ordinaires. 

Dans cet élan, bienvenue à vous tous : Parents, enfants, petits-enfants, amis, collègues, élèves et étudiants, … Nous espérons que chacun a su profiter de ce repos rempli de la présence de Dieu. Du courage à celles et ceux qui ont traversé des épreuves et péripéties inattendues. A vous, nous témoignons notre sympathie. 

Au retour, voilà le Seigneur qui t’adresse cette Parole : « viens et suis-moi ! » Evidemment, nous n’avons pas arrêté de vivre en sa présence mais cet appel vise à renouveler la marche à la suite du Christ et à reprendre de manière dynamique nos activités professionnelles et ecclésiales. Oui, nous suivons le Christ à travers l’accomplissement des engagements pris dans l’Eglise et dans la société. 

Frères et soeurs, dans les versets suivants l’évangéliste dit qu’après avoir invité les disciples au repos, « ils partirent en barque pour un endroit désert, à l’écart. En débarquant, Jésus vit une grande foule. Il fut saisi de compassion envers les gens. Alors il se mit à les enseigner longuement et par la multiplication des pains, il va nourrir 5000 hommes » (Cf. Mc 6, 31-44). Aujourd’hui encore, cette foule attend le Christ. Et les chrétiens-envoyés sont porteurs de l’espérance et la charité de Dieu vis-à-vis d’elle. Reprenons, donc, la route avec le Christ dans notre engagement au niveau des activités de notre communauté paroissiale, dans la prière pour la paix dans le monde surtout dans les pays où sévit actuellement la guerre, dans la sauvegarde des valeurs chrétiennes et la culture des oeuvres de miséricorde. 

Bonne rentrée à tous et à chacun ! Dieu nous aime et nous bénit ! 

Abbé Célestin OBOUNOVI 

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Léon XIV: In illo uno unum

En ce jeudi 8 mai 2025, les cardinaux réunis en conclave ont élu cardinal Robert Francis Prevost comme nouveau pape, 267e successeur de saint Pierre. Il a choisi le nom de Léon XIV et comme devise : In illo uno unum : « Dans Celui qui est Un, être unis ». 

Une centaine de milliers de personnes a acclamé le nouveau Pape Léon XIV, lorsqu'il s’est présenté aux fidèles. Visiblement ému, c’est avec ces quelques mots qu’il s’est exprimé au monde entier : « La paix soit avec vous tous ». Telle est «la première salutation du Christ ressuscité, le bon pasteur qui a ouvert la voie au troupeau de Dieu. Je voudrais moi aussi que cette salutation de paix entre dans vos coeurs, qu'elle parvienne à vos familles, à tous les hommes, où qu'ils soient, à tous les peuples, à toute la terre. » 

Alors que le monde est traversé par de multiples guerres, le nouveau Pape a souligné la spécificité de la paix qui vient de Dieu : « C’est la paix du Christ ressuscité, une paix désarmante, humble et persévérante. Elle vient de Dieu, de Dieu qui nous aime tous inconditionnellement ». 

Ensuite, Léon XIV s’est souvenu du Pape François, décédé le 21 avril. «Nous gardons encore dans nos oreilles cette voix faible, mais toujours courageuse du Pape François bénissant Rome ! Le Pape bénissant Rome a donné sa bénédiction au monde, au monde entier, ce matin de Pâques». 

Le cardinal Robert Francis Prevost est né à Chicago. Il a passé de nombreuses années comme missionnaire au Pérou avant d'être élu à la tête des Augustiniens pour deux mandats ... « Permettez-moi de poursuivre cette même bénédiction », a continué celui qui était jusqu’alors le cardinal Robert Francis Prevost. « Dieu nous aime, Dieu vous aime tous, et le mal ne prévaudra pas ! Nous sommes tous entre les mains de Dieu. C'est pourquoi, sans crainte, unis main dans la main avec Dieu, et les uns avec les autres, allons de l'avant. Nous sommes les disciples du Christ. Le Christ nous précède. Le monde a besoin de sa lumière », a-t-il poursuivi, exhortant chaque fidèle à aller de l’avant. « Aidez-nous aussi, les uns les autres, à construire des ponts, par le dialogue, par la rencontre, en nous unissant tous pour être un seul peuple toujours en paix», renouvelant ses remerciements pour le Pape François. 

Religieux de l’Ordre de Saint-Augustin, il a cité l’ancien évêque d’Hippone qui disait : « Avec vous, je suis chrétien et pour vous, évêque ». « En ce sens, nous pouvons tous marcher ensemble vers cette patrie que Dieu a préparée pour nous », a continué le premier Pape né aux États- Unis. 

Le nouvel évêque de Rome a accordé un salut spécial à l’Église romaine. «Nous devons chercher ensemble comment être une Église missionnaire, une Église qui construit des ponts, qui dialogue, toujours ouverte à recevoir, comme cette place, à bras ouverts. À tous, à tous ceux qui ont besoin de notre charité, de notre présence, de notre dialogue et de notre amour ». 

Évêque au Pérou de 2014 à 2023, le désormais Léon XIV s’est adressé ensuite en espagnol aux fidèles de son ancien diocèse de Chiclayo, « où un peuple fidèle a accompagné son évêque, a partagé sa foi et a donné tant, tant pour continuer à être Église, fidèle de Jésus-Christ ». 

Enfin, élargissant son salut au monde entier, il a donné l’image de l’Église selon lui. «Nous voulons être une Église synodale, une Église qui marche, une Église qui cherche toujours la paix, qui cherche toujours la charité, qui cherche toujours à être proche surtout de ceux qui souffrent », a-t-il lancé depuis la loggia des bénédictions de la basilique Saint-Pierre. 

Le nouveau Souverain pontife a ensuite rappelé que ce jeudi 8 mai célèbre la fête de la Madone de Pompéi. « Notre Mère Marie veut toujours marcher avec nous, être proche, nous aider par son intercession et son amour », demandant ensuite aux fidèles du monde entier de prier avec lui. « Prions ensemble pour cette nouvelle mission, pour toute l'Église, pour la paix dans le monde et demandons à Marie, notre Mère, cette grâce spéciale ». 

www.paroisse-hagondange.com

L’équipe de Communication de la communauté de paroisses Notre-Dame des Anges du Ninguert a le plaisir de vous annoncer le lancement de notre nouveau site internet via l’adresse www.paroisse-hagondange.com pour retrouver toutes les infos, horaires, nouveautés, rendez-vous, méditations, dernières nouvelles et bien plus encore ! Certaines pages étant encore en construction, nous vous remercions de votre patience et espérons que ce lieu de partage saura vous plaire.

 L’équipe « COM » compte dans ses rangs un excellent webmaster. Je remercie Monsieur Michel DELRUE pour son dévouement et sa créativité. Il est l’homme « COM » de la communauté de paroisses Notre-Dame des Anges du Ninguert. Je remercie Michel d’avoir accepté, il y a quelques années déjà, ce service pour toutes nos paroisses.

Quand Mission rime avec Communication.

L’équipe « COM » se partage les différentes tâches du service : rédaction des articles, photos, mise à jour du site de la communauté de paroisses et de l’archiprêtré d’Hagondange, rédaction et mise en page du mini journal WEB et transmission au diocèse de Metz. Tout ceci afin de rapporter fidèlement avec l’aide de l’Esprit chaque événement à la communauté paroissiale.

 

Le site internet n’est pas une fin en soi, ou tout du moins pas seulement, mais un support important qui vient se greffer dans notre communication. Ce n’est pas le site internet lui-même qu’il faut mettre en avant, mais le cœur de notre Eglise locale ! Pour ne pas dire « ses battements de cœur », la vie de nos communautés de foi. Les projets et les propositions qui découlent d’elles. Ce qui nous fait « bouger », « croire » et « vivre » ensemble.

 

                                                                               Pour une meilleure « visibilité » et « lisibilité ».​​

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« Le bien ne fait pas de bruit, et le bruit ne fait pas de bien », disait François de Sales, aujourd’hui saint patron des journalistes et communicants.

Dans l’Église, on aurait tendance à rester discret sur son œuvre et ses réalisations, pour ne pas se glorifier, et parce qu’il est dit « ton Père voit ce que tu fais dans le secret » (Mt 6). Pourtant, dès les commencements de l’Église, Jésus envoie ses disciples « proclamer la Bonne Nouvelle » dans le monde entier. Ce qui suppose de savoir l’annoncer, en s’ajustant à son auditoire : par la parole, mais aussi par l’écrit. Plus tard, par l’image et par tous les moyens techniques de communication qui se développent…

Dans toute l’histoire humaine, ce qui fait changer les choses c’est ce que l’on fait, et non ce que l’on dit, mais ce qui donne consistance à ce que l’on fait, c’est ce que l’on en dit. Comment puis-je communiquer à mon niveau ? Communiquer, c’est partager ce que l’on sait et ce que l’on vit. C’est donc un volet essentiel de la mission du chrétien. Que ce site devienne pour nous tous un vrai outil d’information, de formation, de culture de foi et de vie.

Abbé Eric Schneider

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